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Éphémérides G.L. – Semaine du 2 au 8 juillet 2016

Portrait de Nkubito
Soumis par Nkubito le mer, 08/17/2016 - 17:44

https://docs.google.com/viewer?a=v&pid=sites&srcid=ZGVmYXVsdGRvbWFpbnxjaHJvbm9sb2dpZXNhZnJpcXVlY2VudHJhbGV8Z3g6YmViODcwNmM3ZThmOTI3

 

Éphémérides G.L. – Semaine du 2 au 8 juillet 2016

 

 

 

RESUME : En RDC, le discours à la nation de Joseph Kabila, qui a renouvelé son appel à soutenir un processus électoral « irréversible » et a annoncé la tenue du dialogue national en juillet, a été vertement critiqué par les formations de l’opposition, l’UDPS, les dissidents du G7 ainsi que Moïse Katumbi, lequel  annonce son retour prochain au pays où il a pourtant été condamné par contumace à trois ans de prison. Un observateur dresse différents scénarios des évolutions politiques (RDC_5) (RDC_6). Par ailleurs, deux réunions se sont tenue cette semaine. La première rassemblant l’UDPS, le G7 et des représentants de la société civile, s’est tenue à Kinshasa : une manifestation le 31 juillet pour le respect de la constitution y a été annoncée. La seconde réunissant des représentants du groupe de soutien à la facilitation (ONU, Union africaine, OIF, Union européenne et deux organisations sous-régionales, le CIRGL et la SADC) qui ont une nouvelle fois appelé à un dialogue inclusif (RDC_7). De son côté, le président de la CENI a déclaré à Bunia que la révision du fichier électoral nécessitera 16 mois (RDC_8). Enfin, on  signalera que le ministre porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a une fois de plus dénoncé les ingérences étrangères dans les affaires congolaises qui sont, selon lui, soutenues par « une certaine opposition congolaise » : les Etats-Unis rétorquent que les sanctions qu’ils prendraient ne viseraient que ceux qui violent les droits humains et sapent la constitution (RDC_8_1)

 

Dans le domaine des droits politiques, on signalera qu’un membre de l’UNAFEC, parti du Katangais Gabriel Kyungu, candidat à la présidentielle, est détenu depuis plus d’un mois sans procès dans un cachot de l’ANR à Lubumbashi (RDC_9). Par ailleurs, un médecin belge d’origine congolaise, détenu depuis trois ans pour espionnage, a été libéré et a décidé d’entrer en politique (RDC_10).

 

En matière de sécurité, les groupes armés Nyatura et APCLS ont attaqué une position des FARDC dans le territoire de Masisi (RDC_1). Par ailleurs, de nouvelles tueries ont été commises par l’ADF dans le territoire de Beni : tant l’ONU que la MONUSCO démentent les accusations d’inaction  lancées par la société civile (RDC_2). Au Sud Kivu, un rapport de Global Witness met en cause les autorités locales et une société minière chinoise accusée de distribuer de l’argent et des armes au groupe armé Raïa Mutomboki opérant contre le FDLR dans le territoire de Shabunda (RDC_3). Enfin, dans la province de l’Ituri, les populations se sont révoltées contre la police locale du territoire de Djugu accusée d’avoir tué un jeune détenu en prison (RDC_4), tandis que dans une localité du territoire de Wamba (Haut-Uélé), des hommes armés, identifiés à des braconniers, ont enlevé, pillé et violé plusieurs personnes (RDC_4_1).

 

Au Burundi, le parti au pouvoir a tenu une réunion de restructuration du parti qui a donné lieu à des tensions entre militants (BUR_2). De son côté, l’opposition regroupée autour du CNARED connaît deux défections, celle d’un petit parti et celle, plus importante, d’un ex-leader du parti au pouvoir, Hussein Radjabu (BUR_1). Par ailleurs, le dialogue interburundais piétine toujours, le parti du président Nkurunziza récusant le CNARED : une réunion prévue à Arusha samedi a été reportée au mardi suivant (BUR_3) (BUR_4). Sur le plan international, un accord commercial entre le Burundi et l’UE est fortement contesté au Parlement européen : un tel type d’accord n’est pas de mise vu que le Burundi ne respecte pas les droits de l’homme, une condition essentielle pour la signature de tels accords. À ce sujet, un rapport d’Human Rights Watch dénonce les tortures qui sont infligées par les services de renseignement à des dizaines d’opposants (BUR_5).

 

En ce qui concerne le Rwanda, les assises de Paris ont condamné à la prison à perpétuité deux anciens maires accusés de participation au génocide (RWA_1). Par ailleurs, un rapport du Département d’Etat américain sur le trafic des êtres humains dénonce l’implication d’officiels rwandais dans le recrutement de réfugiés burundais dans des groupes armés en 2015 (RWA_2).

 

 

 

BURUNDI

 

Vie politique…

 

(BUR_1) RFI – 3/7

 

Que se passe-t-il au Cnared, une plateforme qui regroupait jusqu'ici la quasi-totalité des partis d'opposition du Burundi ? Après le retrait d'un petit parti il y quelques semaines, précédé par celui de Husssein Radjabu, leader historique de l'ex-rébellion aujourd'hui au pouvoir, c'est l'un de ses principaux membres, l'UPD, qui vient d'annoncer son retrait, et cela à quelques jours de la reprise du dialogue interburundais.

 

« Ce retrait n'est pas une surprise », aux yeux de Jérémie Minani, en charge de la communication au sein du Cnared. Depuis le départ de Hussein Radjabu, l'ancien homme fort du parti CNDD-FDD au pouvoir au Burundi, devenu aujourd'hui l'un de ses plus farouches opposants, depuis un peu plus de deux mois, « l'UPD-Zigamibanga ne participait plus à nos réunions », dit-il, « il ne lui restait plus qu'à officialiser son retrait. Ce qui est fait ».

 

« C'est un mensonge grotesque », a réagi le président d'honneur de l'UPD, Chauvineau Mugwengezo, même s'il ne nie pas « les liens historiques qui existent entre nous et Radjabu ». L'UPD vient de claquer la porte du Cnared « tout simplement parce qu'il était méprisé et écarté des instances de direction, malgré le rôle de premier plan qu'il a joué dans la mobilisation contre le troisième mandat du président Pierre Nkurunziza ».

 

Enfin, le Cnared n'avait pas été invité en tant que tel lors de la reprise du dialogue interburundais en mai à Arusha dans le nord de la Tanzanie et certains de ses membres, dont l'UPD, y avaient participé malgré ses directives. Cette plateforme qui regroupe quelque 25 partis de l’opposition burundaise a pris les devants, et fait signer à tous ses membres un engagement à ne pas mettre les pieds à Arusha cette fois, si ce n'est sous le label Cnared.

 

Sommé de souscrire à cet acte, l'UPD-Zigamibanga a choisi le retrait, explique le responsable de la communication du Cnared, en assurant que cela ne changeait rien à leur détermination à lutter contre le régime de Nkurunziza.

 

(BUR_2) RFI – 3/7

 

Les réunions s'enchaînent ce week-end encore pour les membres du parti au pouvoir au Burundi. Le CNDD-FDD prépare l'élection de son secrétariat exécutif, la nouvelle instance dirigeante prévue par le congrès extraordinaire du 18 juin dernier.

 

Le parti au pouvoir au Burundi CNDD-FDD s'est donné quelques mois pour mettre sur pied sa nouvelle direction. Bientôt, il n'y aura plus de président, mais un secrétaire général exécutif assisté par un cabinet. Tous travailleront sous les ordres du Conseil des sages, qui est dirigé par le président Pierre Nkurunziza.

 

Mais pour choisir ce cabinet, il faut d'abord élire des représentants à tous les échelons du pays. À commencer par les comités de sous-collines, la plus petite division administrative. Les enjeux sont importants car il est impossible d'accéder aux échelons supérieurs si l'on n'est pas d'abord élu au niveau des collines. La tension entraîne parfois des échanges très vifs entre militants. Il y a quelques jours, la police a dû intervenir à Bujumbura pour empêcher une réunion de certains adhérents du parti qui voulaient faire tomber la direction locale en place. Chacun essaie de se positionner en ce moment.

 

En attendant, les affaires courantes sont gérées par le président sortant du CNDD-FDD, Pascal Nyabenda, qui est également président de l'Assemblée nationale.

 

(BUR_3) AFP – Belga – 4/7

 

Le dialogue de sortie de crise au Burundi, relancé en mai après plusieurs mois de blocage, doit se poursuivre à partir de samedi à Arusha (Tanzanie), a annoncé lundi le facilitateur tanzanien, mais la principale coalition d'opposition - en pleine crise - devrait encore en être absente.

 

"Le prochain round du dialogue (de sortie) de crise au Burundi est prévu du 9 au 12 juillet (...) à Arusha", a annoncé dans un tweet Macocha Tembele, secrétaire particulier du facilitateur dans le conflit burundais, l'ancien président tanzanien Benjamin Mkapa.

 

La liste des invités n'a pas été officiellement communiquée. Mais, selon un diplomate occidental ayant requis l'anonymat, "la médiation va une nouvelle fois inviter les mêmes partis et organisations de la société civile pratiquement que lors de la relance du dialogue en mai, c'est-à-dire sans l'opposition regroupée au sein du Cnared".

 

Le dialogue inter-burundais avait repris du 21 au 24 mai à Arusha, sans le Cnared (Conseil national pour le respect de l'Accord d'Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et de l'Etat de droit), une coalition représentant la quasi-totalité des partis d'opposition burundais qui n'avait pas été invitée. M. Mkapa avait rencontré début juin à Bruxelles les dirigeants de cette plate-forme, qui s'étaient dit "très satisfaits" à l'issue de ces discussions. Mais le facilitateur semble avoir encore cédé à la pression de Bujumbura. "Comme le pouvoir burundais a fait de la participation du Cnared une ligne rouge, Mkapa doit faire un choix entre la présence du Cnared ou celle du pouvoir burundais à Arusha. Il semble avoir opté pour le premier", a regretté le même diplomate.

 

Malgré les pressions et sanctions de la communauté internationale, le pouvoir burundais a refusé jusqu'ici de s'asseoir à la même table que la coalition d'opposition, qu'il accuse d'être liée à une tentative de coup d'Etat en mai 2015 et aux violences actuelles.

 

Lors de la session précédente en mai, quelques rares membres du Cnared s'étaient rendus à Arusha, après avoir été invités à titre individuel. La coalition a décidé cette fois-ci d'interdire à ses membres de participer aux discussions si elle n'est pas invitée collectivement. Elle a fait "signer à ses membres un acte d'engagement qui prévoit, au cas où le Cnared n'est pas invité en tant que tel, l'exclusion automatique de tout parti ou personnalité qui ira à l'encontre de cette décision", a expliqué son responsable de la communication, Jérémie Minani, à l'AFP.

 

"Le premier rendez-vous d'Arusha avait réuni le gouvernement burundais avec ses seuls alliés pratiquement (...). On risque de se retrouver avec la même configuration une fois encore", a réagi auprès de l'AFP l'ancien président burundais Domitien Ndayizeye, se demandant "où veut en venir Mkapa avec une telle stratégie? ". "Si le Cnared n'est pas invité, si les figures de la société civile en exil ne sont pas invitées, je ne vois pas ce que j'irais faire à Arusha. J'espère qu'on ne va pas en arriver là", a prévenu M. Ndayizeye, qui est lui-même membre du Cnared et était présent en mai à Arusha.

 

Lire aussi sous :

http://www.rfi.fr/afrique/20160706-burundi-doutes-presence-cnared-arusha

 

(BUR_4) AFP – 7/7

 

Le dialogue de sortie de crise au Burundi, relancé en mai après plusieurs mois de blocage, a été reporté de samedi à mardi à Arusha en Tanzanie, a appris l'AFP de source diplomatique et de la médiation.

 

"Pour des raisons indépendantes de notre volonté, le dialogue de (sortie) de crise au Burundi prévu du 9 au 12 juillet à Arusha (nord de la Tanzanie) est reporté", a annoncé dans un tweet Macocha Tembele, secrétaire particulier du médiateur dans le conflit burundais, l'ancien président tanzanien Benjamin Mkapa.      

 

Malgré les pressions et sanctions de la communauté internationale, le pouvoir burundais a refusé jusqu'ici de s'asseoir à la même table que la principale coalition d'opposition, qu'il accuse d'être liée à une tentative de coup d'Etat en mai 2015 et aux violences actuelles.

 

Relations extérieures

 

(BUR_5) RFI – 5/7

 

La Commission européenne est sur la voie d'un accord commercial avec Bujumbura. La commission Commerce international du Parlement européen s'est réunie la semaine dernière et a donné son feu vert pour la signature prochaine d'un Accord de partenariat économique avec cinq pays d'Afrique de l'Est et centrale, dont le Burundi. Ce texte devrait être ensuite présenté en septembre prochain devant le Parlement européen.

 

Le texte ne réjouit pas tous les députés européens. La députée socialiste belge Marie Arena s'y oppose, notamment à cause de la situation des droits de l'homme au Burundi : « Il y a là un vrai problème de cohérence politique », dit-elle.

 

La parlementaire demande que la Commission européenne reporte la signature du partenariat avec le Burundi. En effet, Bujumbura est sous sanctions européennes suite à la réélection très contestée du président Nkurunziza et aux multiples violations des droits de l’homme par le pouvoir. Dans ces conditions, pour la députée belge, aucun accord commercial n’est possible pour l’instant : « Le commerce doit être un moyen pour aider au développement, mais aussi aider à la démocratie et pas l’inverse », fait-elle valoir. Et d'ajouter : « Aujourd’hui, on est en train de prouver que le commerce peut être un commerce qui soutient des régimes. Comment voulez-vous pouvoir faire pression sur un pays, si finalement vous lui dites : " Vous ne respectez pas les droits de l’homme, mais en même temps ne vous inquiétez pas, on va continuer à commercer avec vous. " »

 

Interrogé, un porte-parole de la Commission européenne répond que ce partenariat aidera au développement et qu’il est lié à l’accord de Cotonou. L'accord de Cotonou a été signé en 2000 et il reconnaît les droits de l’homme comme une composante essentielle des partenariats Europe-Afrique. Or, en mars dernier, une enquête avait conclu que le Burundi ne respectait pas les principes de Cotonou. Mais cela n’avait pas suffi à stopper la mise en place de ce partenariat. La députée Marie Arena espère donc bien rallier suffisamment de députés pour bloquer la procédure lors du vote de septembre au Parlement européen.

 

Lire aussi sous :

https://www.hrw.org/fr/news/2016/07/07/burundi-des-agents-du-service-national-de-renseignement-ont-torture-des-opposants

 

RDC

 

Sécurité, Armée…

 

  • Kivu

 

(RDC_1) Radio Okapi – 2/7

 

La coalition de l’Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS) et Nyatura ont simultanément attaqué vendredi 1er juillet dans la matinée plusieurs positions des FARDC dans la région de Lukweti, Lwibo et Kinyumba en territoire de Masisi (Nord-Kivu).

 

Des sources militaires dans la région parlent de plusieurs morts dans les deux camps. Certaines parlent de 6 morts du côté de l’armée congolaise et d’autres avancent un bilan d’un major tué dans le camp des FARDC. Il appartiendrait  au  1er bataillon du 3412e régiment à Lwibo. Les mêmes sources avancent un bilan de 6 à 8 combattants tués dans le chef de la coalition APCLS-Nyatura. Un autre serait capturé et 4 armes saisies.

 

Avant d’attaquer Lukweti, Lwibo et Kinyumba, cette coalition avait attaqué, dans la journée, les positions des FARDC à Kinyumba, indiquent les sources militaires. Aucun mort n’aurait été enregistré, ces combattants ayant fait face à la résistance de l’armée.

 

Un calme apparent règne actuellement dans cette région. Les FARDC conservent toujours leurs positions et les populations qui avaient fui les affrontements regagnent samedi matin leurs milieux, selon plusieurs sources dans la région.​

 

(RDC_2) Radio Okapi – 5/7

 

Au moins neuf personnes ont été tuées mardi 5 juillet  par des présumés rebelles ADF dans les localités de Tenambo, Nzanza et Mamiki, dans la cité d’Oicha, à 30 Km de la ville de Beni (Nord-Kivu). L’Administrateur du territoire, Amisi Kalonda qui livre cette information indique que ce bilan est encore provisoire.

 

Selon lui, ces présumés ADF ont opéré de 4 heures à 6 heures  sous une forte pluie. Alors que certains combattants pillaient les habitations, vivres et petits bétails, d’autres tiraient des coups de feu en l’air ou sur la population, soit massacraient à coup de machettes, rapporte l’administrateur du territoire. Des recherches se poursuivent pour retrouver d’autres victimes éventuelles, précise Amisi Kalonda.

 

Pour Teddy Kataliko, président de la Société civile de Beni, les forces de sécurité n’ont pas anticipé cette menace des ADF, parce que ces derniers avaient fait circuler  des tracts dans la ville de Beni et dans le territoire qui porte le même nom, annonçant une attaque imminente. « Les autorités auraient dû prendre certaines dispositions pour contrer l’ennemi. Aujourd’hui, il est entré au centre du Chef-lieu du territoire de Beni. Il vient de créer désolation », a déploré Teddy Kataliko.

 

Il appelle les autorités à collaborer beaucoup plus avec la population et de prendre au sérieux les messages qui arrivent. « Nous estimons qu’il est temps qu’on prenne les dispositions tout autour d’Oicha et de Beni pour éviter le pire », recommande Teddy Kataliko.

 

Le Porte-parole de l’opération Sokola 1, Mak Azukay conteste cette version. Il renseigne les troupes FARDC sont en alerte depuis plusieurs semaines. Il précise que l’ennemi [ADF] a tout simplement profité de la pluie pour opérer.

 

De nombreux civils quittent l’Est de la cité d’Oicha et se dirigent vers l’Ouest, pour se mettre à l’abri, rapportent les sources locales.

 

Lire aussi sous :

http://www.rfi.fr/afrique/20160706-rdc-indignation-apres-nouveau-massacre-region-beni

http://www.rfi.fr/afrique/20160707-rdc-accuses-inactions-oicha-fardc-monusco-dementent

 

(RDC_3) AFP – 5/7

 

Les autorités provinciales du Sud-Kivu portent gravement atteinte aux efforts de certification minière en fermant les yeux sur des pratiques illicites dans le secteur aurifère, selon un rapport de l'ONG Global Witness publié mardi. Cette enquête sur la ruée vers l'or à Shabunda dénonce la captation des profits de l'exploitation aurifère dans le lit de la rivière Ulindi, estimant que celle-ci n'aura finalement apporté aux riverains que des désagréments, et aucun bénéfice.

 

Le rapport de Global Witness met en cause les agissements d'une société chinoise, Kun Hou Mining, qu'elle accuse d'avoir versé 4.000 dollars et donné deux kalachnikovs à des groupes armés Raïa Mutomboki opérant dans la zone pour pouvoir mener ses activités tranquillement.

 

Les Raïa Mutomboki (Citoyens en colère, en swahili) sont apparus en 2005 dans le territoire de Shabunda comme milice d'autodéfense contre les rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Cette dénomination fonctionne aujourd'hui comme une franchise pour une multitude de bandes armées ayant plus à voir avec le banditisme qu'avec le rébellion à caractère politique.

 

Selon Global Witness, en l'absence de services étatiques sur place, les Raïa Mutomboki de la zone de Shabunda-centre ont prélevé des taxes sur les dizaines de barges de dragage exploitées de façon artisanale au côté des quatre barges mécanisées installées par Kun Hou Mining.

 

Le rapport affirme aussi que la majeure partie de l'or extrait sur place en 2014-2015 tant par la société chinoise que par les artisans congolais (environ une tonne par an) s'est volatilisée, ayant presque certainement été [sortie] du pays clandestinement, avec l'aide de fonctionnaires locaux et le concours de responsables politiques provinciaux passifs voire complices. Les autorités minières à Bukavu [...] ont falsifié des déclarations d'origine pour les petites quantités d'or artisanal de Shabunda qui ont été officiellement exportées afin de masquer leur origine, laquelle est considérée 'à haut risque' au regard des normes internationales, ajoute l'enquête.

 

Global Witness accuse le ministère des Mines local de ne pas avoir obtempéré aux directives du gouvernement de Kinshasa l'enjoignant de faire cesser toute activité de dragage le long de la rivière Ulindi compte tenu de la situation sur place. L'ONG britannique fait référence aux initiatives internationales et nationales destinées à améliorer la traçabilité des minerais du sang (étain, tungstène, coltan et or) extraits dans l'Est du Congo pour assurer qu'ils ne financent pas de groupes armés.

 

Le fait que les autorités du Sud-Kivu se soient mises en défaut de faire appliquer les lois nationales et provinciales [...] porte gravement atteinte aux efforts nationaux et internationaux visant à assainir les chaînes d'approvisionnement en or du Congo, écrit-elle.

 

Le rapport s'émeut par ailleurs des conséquences de cette ruée vers l'or incontrôlée sur l'environnement au vu du mercure utilisé dans des conditions de fortune pour amalgamer l'or extrait de la rivière.

 

Interrogé par l'AFP sur les résultats de l'enquête de Global Witness, Apollinaire Bolindi, ministre des Mines du Sud-Kivu, a estimé que ce rapport était biaisé. M. Bolindi, qui n'était pas encore ministre à l'époque des faits dénoncés par l'ONG, a par ailleurs affirmé que le gouvernement provincial était en peine de réglementer l'exploitation aurifère à Shabunda-centre compte tenu de la présence de groupes armés.

 

  • Province Orientale

 

(RDC_4) Radio Okapi – 2/7

 

Les activités sociales et économiques ont été paralysées, samedi 2 juillet, dans la localité de Kafe, en territoire de Djugu (Ituri) à la suite de la mort d’un jeune détenu au cachot de la police nationale congolaise. Pour manifester leur colère, les habitants de cette localité ont incendié les bureaux de différents services de sécurité et des maisons d’habitations des policiers. Ils estiment que ce jeune est mort suite au mauvais traitement qu’il a subi pendant sa détention au cachot.

 

La protection civile rapporte que trois femmes des policiers et leurs dépendants sont pris en otage par la foule en colère. Les manifestants conditionnent leur libération par la présence des responsables de la police pour élucider la mort de leur frère.

 

Selon le coordonnateur provincial de la protection civile en Ituri, Elise Mbula, le jeune homme décédé était poursuivi pour ivresse publique. Son corps a ensuite été amené à l’hôpital de Tshomia un village voisin. Ce qui a énervé davantage les habitants de Kafe.

 

De son côté, le gouverneur intérimaire de l’Ituri, Pacifique Kerta Upar appelle la population de Kafe au calme et assure que des dispositions sont déjà prises pour le rétablissement de la paix dans cette localité.

 

Lire aussi sous :

http://www.radiookapi.net/2016/07/03/actualite/societe/ituri-retour-au-calme-apres-le-soulevement-des-habitants-de-kafe

 

(RDC_4_1) Radio Okapi – 7/7

 

Huit personnes ont été kidnappées jeudi 7 juillet tôt dans la matinée lors d’une attaque d’hommes armés identifiés comme des braconniers dans le village Ongonga en territoire de Wamba (Haut-Uélé). Des sources locales indiquent que les assaillants ont également commis des viols et des pillages. Deux personnes auraient été blessées par balle. L’incursion d’hommes armés à Ongonga a eu lieu vers une heure du matin.

 

Selon l’administrateur du territoire de Wamba, Héritier Masikini, qui cite le chef du village Ongonga, les assaillants ont commis des actes de pillage et viol. Ils ont kidnappé huit personnes à qui ils ont exigé de transporter les biens pillés dans le village. Parmi les personnes kidnappées, on compte deux chefs locaux et leurs épouses ainsi qu’une fille. Celle-ci aurait été violée lors de l’attaque. Deux personnes blessées par balles sont actuellement soignées dans une structure médicale.

 

L’administrateur du territoire de Wamba indique que les militaires se sont lancés à la poursuite des assaillants. La même source pointe du doigt les braconniers qui opèrent dans la réserve de faune à Okapi. À l’en croire, ces hommes armés s’approvisionnent en vivres en attaquant les habitants de Wamba.

 

Selon l’administrateur du territoire, ces attaques sont récurrentes dans la contrée.

 

Vie politique…

 

(RDC_5) RFI – 2/7

 

Les réactions des leaders de l'opposition congolaise en exil sont vives après le discours à la nation du président Joseph Kabila, prononcé mercredi à la veille de la fête d'indépendance du pays. Des opposants dans l’ensemble interloqués par le vide entretenu par le président Joseph Kabila autour de la date de l'élection présidentielle.

 

Charles Mwando Simba, le président du G7, estime qu'il « fallait un calendrier qui détaille les différentes séquences jusqu'au mois de décembre ». Or dénonce ce responsable, « le président Kabila ne dit mot sur sa situation, comme, souligne-t-il, pour confirmer qu'il restera toujours en place ».

 

À l'UDPS, Etienne Tshisekedi est ferme sur un point : il « exige la convocation du scrutin pour l'élection le 19 septembre conformément à l'article 73 de la Constitution », lit-on dans une déclaration transmise à la presse. Etienne Tshisekedi rejette, poursuit-il, toute « tentative de référendum pour modifier notre Constitution ».

 

L'opposant Moïse Katumbi, en exil à Bruxelles, dénonce aussi « le flou entretenu par ce discours ». L'ancien gouverneur du Katanga, estime que le président avait « l'obligation de rassurer sur son départ le 19 décembre 2016 ». Moïse Katumbi décrit un contexte politique délétère, avec une « justice instrumentalisée ». Candidat déclaré à la présidentielle, Katumbi affirme être victime de « harcèlement », en témoigne selon lui, la condamnation à trois ans de prison infligée par la justice dans « une affaire immobilière inventée de toutes pièces ». Faux rétorque Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement, qui déplore « une tentative pathétique de détourner l'attention ». Dans un communiqué de presse, ce responsable assure que le président et les institutions font « respecter les lois » et « défendent l'ordre constitutionnel ».

 

Du côté de l'opposition pro-dialogue, Justin Bitakwira, leader de l'Alliance pour la République et la conscience nationale (ARCN), appelle à la mesure et à des discussions constructives. « Quand on entend les dates fatidiques comme la fin du mandat du président Kabila, nous nous disons effectivement que nous sommes en face d’une réalité. Il faut qu’on se mette autour d’une table et que chacun mette un peu d’eau dans son vin, et du côté de l’opposition anti-dialogue et du côté de la majorité. Comme on dit chez moi, enterrons le caca et récoltons les légumes. Ce pays nous appartient tous. Il faut qu’on ait pitié de ce pays aussi fragile qu’il est. »

 

Lire aussi sous :

http://www.voaafrique.com/a/kinshasa-accuse-kutumbi-de-chercher-a-detourner-de-ses-deboires-judiciaires/3400137.html

http://www.rfi.fr/emission/20160706-rdc-moise-katumbi-ancien-gouverneur-katanga

 

(RDC_6) Radio Okapi – 4/7

 

Le président de la République, Joseph Kabila, a appelé tous les Congolais à soutenir le processus électoral, a rapporté samedi 2 juillet, le président de la société civile du Maniema, John Masimango Mutchimbwa. Le chef de l’Etat séjourne à Kindu depuis mercredi 29 juin, pour la commémoration des 56 ans d’indépendance de la RDC. Pour John Masimango Mutchimbwa, le président de la RDC a indiqué que la RDC est dans un « processus qui ne doit plus reculer de quelques motifs que ce soit ».

 

Pendant son séjour dans cette ville, il a reçu une délégation de la société civile. Il leur a demandé, selon la même source, de rester « au milieu du village » et d’être « un partenaire du gouvernement ». « Il [Joseph Kabila] nous a rassuré qu’il est ferme sur le processus électoral. Les élections sont irréversibles. Les élections à tout prix auront lieu », a déclaré John Masimango, qui a fait la restitution de leur échange avec Joseph Kabila.

 

D’après lui, le chef de l’Etat a annoncé la tenue du dialogue pour le mois de juillet. «Le chef de l’Etat nous a rassuré qu’au mois de juillet, le dialogue sera tenu, et à l’issue de ce dialogue, il attend l’exécution des recommandations fortes qui en sortiront », a fait savoir John Masimango.

 

Le président de la république Joseph Kabila a interpellé la société civile de Maniema dit demeurer « l’Eglise au milieu du village, doit éviter de se faire manipuler et de se comporter en véritable partenaire de l’Etat  congolais », a ajouté John Masimango. Le chef de l'Etat a également reçu en audience les députés provinciaux, les membres de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) à Maniema et  s'est entretenu avec le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC, Maman Sambo Sidikou. Il a quitté Kindu dimanche 3 juillet.​

 

Lire aussi sous :

http://www.ifri.org/sites/default/files/atoms/files/note_rdc_-_kris_berwouts_fr_okdb_complet_protege.pdf

 

(RDC_7) RFI – 4/7

 

Deux réunions quasi simultanées sur la crise politique en RDC étaient organisées ce lundi. A Kinshasa, le rassemblement des forces issues du conclave de Bruxelles a donné sa première conférence de presse : UDPS, Dynamique de l’opposition, G7, Alternance pour la république, côté opposition, et plusieurs organisations de la société civile. Il annonce une journée de mobilisation pour le 31 juillet pour le respect de la Constitution et le retour du président de l’UDPS Etienne Tshisekedi à cette occasion.

 

À Addis-abeba, au siège de l’Union africaine, a eu lieu la première réunion du groupe de soutien à la facilitation d’Edem Kodjo. Les Nations unies, l’Union africaine, l’OIF, l’Union européenne et les deux organisations sous régionales, CIRGL et Sadc, étaient représentées. Eux appellent au début d’un dialogue inclusif d’ici fin juillet.

 

Pour le rassemblement issu du conclave de Bruxelles, c’est toujours non au dialogue convoqué par le président Joseph Kabila. « Le dialogue convoqué dans le cadre de l’ordonnance de Joseph Kabila fait de Kabila un élément de la solution alors que le dialogue convoqué dans le cadre de la résolution 22-65 considère aussi Kabila comme étant un élément du problème, explique Delly Sessanga, président de L’Envol, l’un des partis membres du «rassemblement». Et pour nous aujourd’hui Kabila est un élément du problème dès lors que la fin du mandat le concerne personnellement. Donc on ne peut pas envisager un dialogue au terme duquel les résolutions lui sont confiées pour exécution pour statuer sur son propre cas. Il serait juge et parti. »

 

Le «rassemblement» appelle toutefois le groupe de soutien à être proactif et à rencontrer toutes les parties au plus vite. Et ce dernier s’y dit prêt. « Ce groupe de soutien peut effectivement discuter avec le gouvernement ou avec l’opposition, confirme Smaïl Chergui, commissaire paix et sécurité de l’Union africaine. L’essentiel, c’est que l’on puisse rapidement amener tout le monde autour de la table des discussions, et je crois que le temps presse. »

 

Le début du dialogue avant la fin juillet. Voilà ce que souhaite le groupe de soutien. Selon l’envoyé spécial de la francophonie, l’opposition ne devrait poser d’autres conditions préalables que le respect des libertés publiques.

 

Lire aussi sous :

http://www.radiookapi.net/2016/07/05/actualite/politique/rdc-le-groupe-de-soutien-la-facilitation-recommande-la-tenue-du-0

http://www.radiookapi.net/2016/07/08/actualite/politique/rdc-lonu-appelle-au-dialogue-inclusif-et-credible-pour-desamorcer-les

 

(RDC_8) Radio Okapi – 5/7

 

Au cours d’une rencontre à Bunia avec le cadre de concertation sur le processus électoral en RDC, le président de la commission électorale Corneille Nangaa a déclaré mardi 5 juillet que les élections seront organisées à la fin de la révision du fichier électoral qui va durer 16 mois.

 

Il a appelé les habitants de l’Ituri à s’impliquer dans le processus électoral pour la réussite de cette opération qui sera bientôt lancée dans le pays. « Je voudrais en appeler au patriotisme de tout un chacun. Le préalable à l’élection, c’est la révision du fichier électoral », a fait savoir Corneille Nangaa.  

 

Les partis politiques de l’opposition en Ituri qui ont pris part à cette rencontre se sont dit déçus par le discours du président de la CENI. Pour Pele Kaswara de l’UPC, la commission électorale accompagne le glissement du mandat présidentiel. « Il a clairement dit qu’il n’y aura pas élection. Ce qui fait que nous sommes allés au-delà du délai constitutionnel. Il a voulu justifier ça avec des aspects techniques. Mais il oublie que la constitution est coercitive. On a perdu totalement confiance en la Ceni », a-t-il déclaré.   

 

Pour sa part, le secrétaire fédéral du PPRD (parti présidentiel) a indiqué que la démarche de la CENI est la seule voie pour permettre l’organisation des élections qui ne donneraient pas lieu à des contestations. « La CENI n’appartient à personne. Nous devons nous soumettre à ses conditions. Il n’y a pas question d’accompagner Kabila vers un glissement », a-t-il déclaré.

 

La commission électorale va entamer l’opération d’enrôlement des électeurs à la fin de ce mois de juillet dans le Nord-Ubangi. L’opération sera ensuite étendue à l’ensemble du pays.

 

(RDC_8_1) Radio Okapi – 7/7

 

Le Gouvernement de la RDC rejette et condamne formellement l’«ingérence» des gouvernements étrangers dans les affaires intérieures congolaises, déclaré jeudi 7 juillet, son porte-parole, Lambert Mende Omalanga.

 

Lors d’une conférence de presse tenue à Kinshasa, M. Mende a dénoncé le comportement des institutions parlementaires étrangères qui s’autorisent à délibérer, statuer et légiférer sur les affaires de la RDC, en s’appuyant «malicieusement sur un droit d’ingérence humanitaire» par des sanctions ciblées contre des fonctionnaires congolais.

 

«Ces ingérences avilissantes et inacceptables  dans leurs principes  sont malheureusement défendues par une certaine opposition congolaise composée de compatriotes et par des projets égocentriques contraires aux intérêts nationaux», a-t-il indiqué.

 

Selon le ministre de la Communication et médias, le terme « ingérence  en droit international qui ne s’entend que négativement» ne peut être bénéfique.

 

Lire aussi sous :

http://www.rfi.fr/afrique/20160708-rdc-etats-unis-rejettent-critiques-gouvernement

 

Justice, Droits de l’homme…

 

(RDC_9) RFI – 3/7

 

En RDC, George Mawine, membre du Front citoyen et partisan de l'Unafec, parti de la coalition d’opposants, est détenu depuis plus d'un mois dans les cachots de l'Agence nationale des renseignements (ANR), à Lubumbashi, sans droit de visite. Officiellement, il a été arrêté pour avoir roulé à bord d'un véhicule portant une plaque d'immatriculation non conforme.

 

George Mawine s'était présenté chez un officier de police, à Lubumbashi. Il était allé solliciter une équipe de policiers qui pouvait sécuriser le quartier où il habite. Ce quartier serait fréquenté, la nuit, par des malfaiteurs. Sur les entrefaites, l'officier de police releva une anomalie sur le véhicule de son visiteur. La plaque d'immatriculation n'était pas conforme à la législation congolaise. Une brève discussion s’en suivit et voilà George Mawine arrêté, sur le champ, avant d'être conduit à l'Agence nationale des renseignements.

 

La section locale du bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l'homme s'est intéressée au dossier, mais ses membres ont été rabroués par un des responsables de l'ANR Lubumbashi. « Ce n'est pas à la Monusco d'apprendre aux Congolais comment appliquer leurs lois », aurait tout simplement répondu ce responsable.

 

Lambert Mende, porte-parole du gouvernement dit ne pas être au courant de cette affaire. A Lubumbashi, à part le bureau conjoint des droits des Nations unies pour les droits de l'homme, aucun officiel n'est en mesure de confirmer, ni d'infirmer la version des faits.

 

(RDC_10) Belga – 7/7

 

Le médecin belge d'origine congolaise Jean-Pierre Kanku Mukandi, libéré le 24 mai dernier d'une prison de Kinshasa où il était détenu depuis plus de trois ans après son acquittement au terme d'un procès pour notamment espionnage, a annoncé jeudi son intention d'entrer en politique pour "apporter la paix et la prospérité" au peuple congolais.

 

M. Kanku avait été arrêté en janvier 2013 pour espionnage, création d'un mouvement insurrectionnel et atteinte à la sécurité de l'Etat. Il a été détenu durant "trois ans, trois mois et vingt jours" à la prison militaire kinoise de N'Dolo "sans savoir pourquoi i l avait été arrêté", a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse à Bruxelles. Il avait aussi été exclu des bénéficiaires de la loi d'amnistie promulguée en février 2014 par le président congolais Joseph Kabila pour faits de guerre, faits insurrectionnels et infractions politiques visant notamment d'anciens rebelles.      

 

Le Dr Kanku a fini par être acquitté le 24 mai par la justice congolaise et libéré. Il est ensuite rentré en Belgique. Il a laissé entendre jeudi que son arrestation était liée au fait qu'il projetait alors de créer un parti politique - d'opposition -, le "Mouvement Debout Congolais (M.DE.C), ce qu'il a fait entre-temps, sans qu'il soit toutefois agréé en République démocratique du Congo (RDC).

 

RWANDA

 

Justice, Droits de l’homme…

 

(RWA_1) AFP – 4/7

 

La réclusion criminelle à perpétuité a été requise lundi devant les assises de Paris à l'encontre de deux anciens bourgmestres rwandais, accusés d'avoir participé au génocide des Tutsi dans leur village de l'est du Rwanda en avril 1994.

 

A l'issue de deux mois d'un procès "pour l'Histoire", l'avocat général Philippe Courroye a désigné Octavien Ngenzi, 58 ans, et Tito Barahira, 65 ans, comme des rouages essentiels du génocide dans leur commune de Kabarondo, qualifiant le premier de "dirigeant" et le second d'"officiant de la machette".

 

Les deux hommes, qui nient toute participation au génocide, ont écouté, impassibles, les accusations: un Ngenzi "Judas" qui n'a non seulement "rien entrepris pour empêcher les massacres" mais les a "supervisés". Un Barahira "actif", qui "donne des instructions" et se mêle aux tueurs, la lance à la main. "A la fois les bourreaux et les valets des planificateurs du génocide", deux hommes qui "ont manqué leur rendez-vous avec l'humanité, avec le pardon" en niant jusqu'au bout, pour l'accusation.

 

Philippe Courroye a rappelé que ces hommes, arrêtés en France, étaient jugés en vertu de la compétence universelle des juridictions françaises concernant le crime contre l'humanité et de génocide. Ils encourent la prison à vie, peine qui peut être assortie d'une période de sûreté de 22 ans.

 

Ce procès est le deuxième tenu en France sur les massacres de 1994 au Rwanda. Plus de huit semaines de débats ont donné à voir un génocide entre voisins, au village, sur les collines où l'on participait autrefois ensemble aux travaux communautaires. Un crime de proximité loin des centres nerveux du pouvoir, contrairement au premier procès, celui en 2014 de l'ancien capitaine Pascal Simbikangwa, un homme influent condamné à 25 ans de réclusion criminelle.

 

Lire aussi sous :

http://www.rfi.fr/afrique/20160706-proces-genocide-rwandais-ngenzi-barahira-condamnes-perpetuite

 

Relations extérieures

 

(RWA_2) RFI – 2/7

 

Le rapport annuel du département d'Etat américain sur le trafic d'êtres humains dans le monde publié jeudi 30 juin ne passe pas au Rwanda. Les Etats-Unis ont cette année dégradée la position du Rwanda d'un cran au niveau 2 des pays sous surveillance. En cause notamment, selon ce rapport, l'implication d'officiels rwandais dans le recrutement de réfugiés burundais, dont des mineurs dans des groupes armés durant l'année 2015.

 

En février, les Etats-Unis avaient déjà accusé le Rwanda de recruter des réfugiés pour les enrôler dans une opposition armée. Washington enfonce donc le clou. Et la réaction de Kigali ne s'est pas fait attendre.

 

C'est un rapport « politique » et une « déformation délibérée » de la réalité a immédiatement dénoncé dans un communiqué Mathilde Mukantabana, l'ambassadrice rwandaise à Washington. « Le gouvernement rwandais a déployé d'importants moyens pour protéger et assurer le bien-être des réfugiés », a-t-elle estimé. Il a également fait de « sérieux efforts pour protéger ses citoyens de la menace du trafic d'êtres humains ».

 

Selon le rapport des Etats-Unis, certes le Rwanda a mis en place des mesures dans ce sens, mais dans le même temps des officiels rwandais ont été complices de recrutements de réfugiés burundais dont des enfants et de trafic sexuel dans un camp de réfugiés congolais. Les Etats-Unis accusent également les autorités de n'avoir mené que des « enquêtes limitées ».

 

Outre un déclassement du Rwanda, Washington a de nouveau inscrit Kigali sur la liste des pays impliqués dans le recours aux enfants soldats. « Je rejette catégoriquement ce rapport, ses conclusions et les fausses accusations sur lesquelles elles s'appuient », a rétorqué l'ambassadrice rwandaise.

 

 

Éphémérides G.L. – Semaine du 9 au 15 juillet 2016

 

 

 

RESUME : En RDC, la vie politique reste toujours en proie à l’agitation verbale dans un contexte où ni la tenue des élections, ni celle du dialogue national n’ont été réglées. Le Front Citoyen, qui défend la candidature de Moïse Katumbi condamné il y a peu à trois ans de prison, a organisé dans plusieurs grandes villes congolaises une campagne pour le respect de la constitution, campagne au cours de laquelle un de ses membres a été arrêté à Kisangani (RDC_10). De son côté, une association des amis du même Katumbi demande la révocation du porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, pour avoir insulté l’ancien gouverneur du Katanga lequel a porté plainte avec son frère contre le commerçant grec qui les a accusés de malversation dans le domaine immobilier (RDC_14). Par ailleurs, le groupe de soutien au dialogue national (ONU, Union africaine, Union européenne) a rencontré à Bruxelles Etienne Tshisekedi, lequel annonce son retour en RDC le 27 juillet, pour discuter des conditions à créer pour la tenue d’un tel dialogue (RDC_12) (RDC_15), tandis que deux autres plates-formes, le G7 et le Front des Démocrates, appellent à la tenue rapide du dialogue sous la houlette de ce groupe de soutien (RDC_15_1).  On signalera également la constitution d’un nouvelle plate-forme politique qui entend rassembler des hommes politiques centristes (RDC_11), ainsi que la publication officielle de l’arrêt de la cour constitutionnelle qui porte sur l’interprétation du fameux article 70 de la Constitution lequel stipule que le président sortant reste en place jusqu’à la désignation de son successeur (RDC_13).

 

Dans le domaine de la sécurité, le chef adjoint de la MONUSCO s’est félicité des progrès de l’armée congolaise après la brouille d’an an entre son organisation et les FARDC (RDC_1). Sur le terrain, la situation reste précaire dans les territoires de Rutshuru et de Masisi où des accrochages continuent à se produire entre Maï-Maï, Nyatura et FDLR et où les populations sont contraintes de fuir en grand nombre leurs villages : un redéploiement des FARDC dans cette région est en cours (RDC_2) (RDC_3) (RDC_6). L’autre problème majeur du Nord Kivu est celui de la traque des combattants ougandais de l’ADF qui se livreraient à des opérations de représailles et qui, selon la société civile du territoire de Beni, seraient soutenus par l’Ouganda (RDC_4) (RDC_5). Enfin, on signalera que le représentant du gouvernement congolais aux négociations avec le M23 a démissionné démission de son poste de coordonnateur du mécanisme de suivi des "déclarations de Nairobi" signées par Kinshasa et le M23 fin décembre 2013 (RDC_6_1).

 

En Province Orientale, on notera la reddition de près de 250 combattants du FRPI dans la province de l’Ituri, biens que ceux-ci continuent à se livrer à des enlèvements et des pillages dans certaines localités de la province (RDC_7) (RDC_8).

 

Au Nord Katanga enfin, on signalera des incursions de Maï-Maï dans le territoire de Mitwaba où des militaires sont tombés en embuscade et ont été tués (RDC_9).

 

Dans le domaine de la justice, des journalistes et défenseurs des droits de l’homme ont été arrêtés en Province Orientale pour avoir participé à des manifestations publiques ou avoir été auteurs de pétitions. De son côté, le bureau conjoint des droits de l’homme de l’ONU a documenté plus de 2.000 violations des droits humains en RDC ces six derniers mois (RDC_16).

 

Dans le domaine économique, le ministre de l’environnement, mis sous pression de l’ONG Greenpeace, a annoncé son intention d’annuler trois contrats forestiers attribués à deux sociétés chinoises en violation d'un moratoire décrété en 2002 en RDC (RDC_17). Toutefois le même ministre a fait expulser deux membres de l’ONG Global Witness accusé d’entretenir de fausses informations à l’issue d’une mission de cet organisme dans trois provinces congolaises qui avait constaté le faible taux de réalisations sociales obligatoires dans des concessions forestières (RDC_18).

 

Au Burundi, un événement a fait la une de l’actualité cette semaine, à savoir l’assassinat d’une ancienne ministre et député du parti au pouvoir qui était perçue comme une personnalité modérée (BUR_2). Par ailleurs, le second round des négociations inter-burundaises mené par l’ancien président tanzanien, Benjamin Mpaka, s’est révélé être un échec : il butte toujours sur la question de la présence en tant que telle du mouvement d’opposition CNARED (BUR_1).

 

En Ouganda, le principal opposant au président Museveni, Kizza Besigye, a été finalement libéré après le versement d’une caution : l’intéressé a annoncé qu’il poursuivrait sa campagne contre son rival (OUG_1).

 

 

BURUNDI

 

Vie politique…

 

(BUR_1) RFI – 12/7

 

C’est une nouvelle tentative pour sortir le Burundi de la crise, mais elle n’a pas très bien commencé ce mardi 12 juillet. Les pourparlers sont censés avoir repris à Arusha en Tanzanie sur l'avenir d’un pays secoué par des violences depuis plus d'un an, depuis l'annonce du troisième mandat du président Pierre Nkurunziza. Des discussions qui se déroulent sous l’égide de l'ancien président tanzanien Benjamin Mkapa. Mais ce matin, la session inaugurale a été annulée. Le gouvernement de Bujumbura proteste contre la présence de membres du Cnared, la coalition de l’opposition en exil. Ce nouveau round est « plus inclusif » s’est réjoui l’envoyé spécial des Etats-Unis pour les Grands Lacs. Mais cette ouverture ne plaît pas à tout le monde.

 

Ce deuxième round des discussions a débuté sur un couac puisqu’il n’y a eu ni séance inaugurale ni de discours d’ouverture. Pourtant mardi matin, tout était prêt et les participants commençaient même à entrer dans la salle. Mais la délégation du gouvernement a refusé d’y pénétrer en raison de la présence de membres du Cnared et du Mouvement halte au troisième mandat.

 

Sur Twitter, le principal conseiller en communication du président burundais a fustigé l’invitation faite au président du Cnared Jean Minani ainsi qu’à deux figures de la société contre lesquelles la justice burundaise a émis des mandats d’arrêt : Armel Nyongere et Pacifique Nininahazwe. Ce dernier, joint par téléphone, explique avoir été contraint de regagner son hôtel malgré l’invitation en sa possession. Mais sur les réseaux sociaux, certains rappellent que le président Nkurunziza était lui-même condamné à mort lorsqu’il participait aux pourparlers de paix qui ont mis fin à la guerre civile.

 

Pour le porte-parole du Cnared, cela montre que Bujumbura n’a pas un problème avec la plateforme, mais avec les individus qui la composent. « Une partie au procès s’arroge le droit de désigner qui doit être là », s’est insurgé Pancrace Cimpaye.

 

Le Cnared avait d’abord choisi de boycotter ce rendez-vous, car il n’y avait pas été invité en son nom propre. Mais après avoir interdit à ses membres de s’y rendre, la direction de la plateforme avait fait volte-face en les autorisant à venir à titre individuel puis en annonçant lundi soir l’envoi d’une « délégation de haut niveau ».

 

Le gouvernement burundais a rappelé qu’il ne discutera pas avec ceux qu’il accuse d’avoir participé au putsch manqué de mai 2015. Une position qui n’a pas bougé depuis l’ouverture de ce processus en décembre dernier.

 

Dans l’après-midi mardi, le facilitateur tanzanien a rencontré les délégations du parti au pouvoir ainsi que du gouvernement qui n’ont pas répondu aux sollicitations de RFI pour commenter cette étape. De son côté, l’opposition a préparé son rendez-vous qui doit avoir lieu ce mercredi avec l’ancien président Mkapa. Il doit ensuite écouter les représentants de la société civile puis des autorités religieuses.

 

L'objectif est d’établir une liste définitive des invités et de dégager un calendrier des futures rencontres. Jeudi, un communiqué devrait clore la session, avant que le facilitateur ne parte présenter ses résultats aux chefs d’Etat de la sous-région réunis à Kigali pour le sommet de l’Union africaine.

 

Lire aussi sous :

http://www.rfi.fr/afrique/20160714-burundi-arusha-trois-jours-pourparlers-echec-polemiques-cnared

 

(BUR_2) RFI – 13/7

 

L'ancienne ministre burundaise Hafsa Mossi a été assassinée ce mercredi 13 juillet à Bujumbura, a annoncé le porte-parole de la police, Pierre Nkurikiye. Hafsa Mossi était députée de l’Assemblée de la communauté des Etats d’Afrique de l’Est. Elle a été tuée dans le quartier de Gihosha, dans l'est de Bujumbura, par « deux criminels dans un véhicule », a indiqué le porte-parole de la police.

 

Alors que les pourparlers inter-burundais se poursuivent ce mercredi 13 juillet encore en Tanzanie, les violences se poursuivent à Bujumbura. Ce matin, vers 10h30 heure locale, c’est une ancienne ministre qui a été assassinée. Elle était députée burundaise de l’Assemblée de la communauté des Etats d’Afrique de l’Est, l’institution sous régionale qui organise ces pourparlers.

 

Hafsa Mossi sortait de son domicile, dans le quartier de Gihosha, dans le nord-est de la capitale. Selon le porte-parole de la police, un véhicule immatriculé en Tanzanie lui a coupé la route, un homme a ouvert le feu avec un pistolet avant de prendre la fuite en tirant avec un fusil d'assaut de type AK-47. La victime est décédée avant d’arriver à l’hôpital.

 

Ancienne journaliste de la Radio-Télévision nationale et correspondante de la BBC pour le service swahili, Hafsa Mossi était aussi une femme politique. Membre du CNDD-FDD, elle était la porte-parole du président Pierre Nkurunziza lors de son élection en 2005 avant de devenir ministre chargée des relations avec la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est.

 

Ceux qui l’ont connue décrivent une femme discrète et de nature modérée. Sur son compte Twitter, le président Pierre Nkurunziza a condamné « un acte ignoble et lâche », il a été suivi par une multitude de personnalités de tous bords. Le mode opératoire rappelle les vagues d’assassinats ciblés qu’a connu le Burundi depuis le début de la crise il y a plus d’un an mais qui, jusque-là touchaient essentiellement des militaires. Ces derniers jours, les médias locaux ont fait état de plusieurs cas de violences et de très nombreuses arrestations au Burundi.

 

Lire aussi sous :

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/07/13/burundi-l-ancienne-ministre-hafsa-mossi-assassinee-a-bujumbura_4969034_3212.html

 

OUGANDA

 

Vie politique…

 

(OUD_1) AFP – 12/7

 

L'opposant historique ougandais Kizza Besigye, inculpé pour trahison, a été libéré sous caution mardi par un tribunal de Kampala, après avoir purgé deux mois de détention préventive.

 

M. Besigye a dû s'acquitter d'une caution de 100 millions de shillings (26.500 euros) pour recouvrer la liberté dans l'attente de son procès, dont la date n'a pas encore été fixée. L'opposant, qui conteste la réélection en février du président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 30 ans, avait été interpellé le 11 mai après avoir organisé avec son parti une prestation de serment alternative lors de laquelle il avait été  intronisé" président.

 

Lire aussi sous :

http://maliactu.net/ouganda-lopposant-besigye-entend-poursuivre-sa-campagne-de-defiance/

 

RDC

 

Sécurité, Armée…

 

(RDC_1) AFP – 13/7

 

Le général Jean Baillaud, de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco), appelle à reconnaître les progrès de l'armée congolaise après un an d'une brouille entre l'ONU et Kinshasa qui semble en passe d'être dépassée.

 

Dans un entretien avec l'AFP, le chef adjoint de la Force militaire de la Monusco, assure que la coopération entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les Casques bleus est de nouveau "une réalité".

 

"Aujourd'hui dans le respect des principes que l'ONU nous impose pour apporter soutien à toute force dans le monde, nous sommes vraiment sûrs qu'en appuyant les FARDC (Forces armées de la RDC, NDLR) nous engageons des bons processus", affirme ce général de division français à quelques jours de son départ après trois ans en poste au Congo.

 

Début 2015, l'ONU avait refusé son soutien à l'offensive militaire qu'elle demandait de longue date à Kinshasa contre les rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dont la présence dans l'Est congolais complique les efforts de stabilisation de la région des Grands Lacs. Les Nations unies avaient justifié ce refus par la nomination au Nord-Kivu de deux généraux congolais qu'elles tenaient pour responsables de graves violations des droits de l'Homme.

 

L'ultimatum adressé par l'ONU aux autorités congolaises pour qu'elles révoquent les deux officiers a été reçu par Kinshasa comme une ingérence inadmissible. La RDC n'a pas cédé et a lancé seule son offensive contre les FDLR.

 

Un an après la tempête diplomatique, la Monusco, dotée entre-temps d'un nouveau chef, Maman Sidikou, a signé en janvier un accord avec le gouvernement congolais destiné à permettre la reprise de la coopération militaire.

 

"Il ne s'agit pas de se substituer (aux FARDC sur le terrain), il n'y a même pas besoin de se substituer puisqu'ils ont la volonté" d'agir contre les groupes armés qui continuent de sévir dans l'est du Congo, déclare le général Baillaud à Sake (Nord-Kivu) à l'occasion d'une visite aux forces spéciales guatémaltèques de la Monusco. "Le tout c'est d'apporter la complémentarité avec des moyens dont nous disposons, des moyens souvent assez coûteux, et de les employer au mieux pour les aider à réussir", ajoute le général à propos d'une armée à la réputation ternie par le passé par le manque de discipline et une tendance à opprimer les populations qu'elle avait à protéger. "S'agissant du comportement de tout militaire par rapport aux populations civiles, c'est aussi un domaine sur lequel il faut reconnaître les progrès qui ont été faits" par l'armée congolaise en dépit des violations des droits de l'Homme que l'ONU continue d'imputer chaque mois à certains de ses soldats, dit encore l'officier.

 

Avant de participer à une réunion avec l'état-major congolais de la troisième zone de défense (nord-est de la RDC), le général Baillaud affirme : "Nous avons connu effectivement des frictions mais (...) à mon avis elles n'existent plus (...) maintenant le dialogue est ouvert et la coopération une réalité". "Notre travail, quand il est vraiment conjoint, fonctionne très bien et permet de sauver beaucoup de vies", estime le général. "Ces groupes ne sont pas en effectifs ou en capacités aussi extraordinaires que ça", dit-il : "On est vraiment, nous, dans un rapport de force qui normalement doit nous permettre, nous, d'aller au bout."

 

  • Kivu

 

(RDC_2) Radio Okapi – 8/7

 

La localité de Kikuku, en territoire de Rutshuru (Nord-Kivu) s’est vidée, depuis jeudi 7 juillet, de sa population à la suite des accrochages entre les combattants NDC Rénové et les Nyatura coalisés aux FDLR.

 

Des sources concordantes renseignent que les déplacés ont fui vers les localités de Bwalanda et Nyanzale, situées à 12 km de Kikuku. Une partie de la localité de Kikuku est désormais occupée par les combattants de NDC/Rénové, alors qu’une autre est encore  sous contrôle des Forces armées de la RDC (FARDC).

 

Tout a commencé tôt jeudi lorsque les Maï-Maï NDC/Rénové, venus de la région d’Ikobo, en territoire de Walikale, ont lancé, un assaut dans quatre localités de la chefferie de Bwito (Rutshuru). Il s’agit de Katobo, Kitanda, Kitunda et Kikuku, où ils y ont délogé la force de la coalition rebelle Nyatura-FDLR.

 

D’après un responsable administratif dans la région, les combattants NDC/Rénové menaceraient de marcher sur d’autres localités de la chefferie de Bwito, toujours à la recherche des Nyatura et leurs alliés des FDLR.

 

Les FARDC basées à Kikuku disent attendre les instructions de leur hiérarchie pour pouvoir réagir.

 

(RDC_3) Radio Okapi – 11/7

 

Les habitants de Nyanzale, une localité située dans la chefferie de Bwito dans le territoire de Rutshuru à plus de 150 km au nord-ouest de Goma, ont depuis lundi 11 juillet dans la matinée abandonné leurs habitations. Ils se dirigent pour la plupart vers Kitshanga, Bambu, Mwesso et vers d’autres localités des territoires de Masisi et de Rutshuru.

 

D’après des sources locales qui ont livré cette information à Radio Okapi, ces familles, parmi lesquelles des déplacés cantonnés sur place depuis des années, fuient d’éventuels accrochages entre l’armée et les combattants du groupe armé « NDC/Rénové » du chef de guerre Guidon. Les troupes de ce seigneur de guerre, venus du groupement Ikobo dans le territoire de Walikale, seraient déjà à la porte de cette localité, à environ deux kilomètres de Nyanzale, renseignent les mêmes sources. Ils se sont déjà signalés en chassant jeudi dernier les Nyatura et leurs alliés FDLR à Kikuku, une localité située à seulement 12 kilomètre de Nyanzale.

 

De leur côté, les autorités militaires à Goma ont assuré que l’unité des FARDC cantonnée à Nyanzale devrait recevoir incessamment des renforts en effectifs.

 

En novembre dernier, les hommes de Guidon, alliés à certains jeunes Maï-Maï du territoire de Lubero, ont lancé une offensive contre les Nyatura et FDLR, qu’ils accusent d’entretenir l’insécurité dans plusieurs régions du Nord-Kivu.

 

Lire aussi sous :

http://www.rfi.fr/afrique/20160712-rdc-calme-precaire-apres-entree-fardc-kikuku

http://www.radiookapi.net/2016/07/12/actualite/securite/nord-kivu-larmee-renforce-sa-presence-nyanzale

http://www.radiookapi.net/2016/07/13/actualite/securite/nord-kivu-les-habitants-de-nyanzale-regagnent-timidement-leurs

http://www.radiookapi.net/2016/07/14/actualite/securite/nord-kivu-le-deploiement-des-fardc-nyanzale-est-en-cours

 

(RDC_4) Radio Okapi – 11/7

 

Les FARDC ont tué dimanche 10 juillet dans un accrochage «de plusieurs minutes » à  Kotongo, village frontalier avec l’Ouganda, deux hommes armés et portant un vieil uniforme de l'armée ougandaise (UPDF).

 

«Nos militaires du 30406e régiment ont été alertés par la population de la présence des hommes inconnus à Kotongo. Et après accrochage avec l’ennemi, ce peloton a neutralisé deux hommes armés habillés en vieux treillis de l’armée ougandaise. En dehors de ces deux, cinq autres se sont jetés  dans la rivière Semliki et nous avons récupéré deux armes de guerre du type AK47», rapporte le lieutenant Mak Hazukay, le porte-parole du secteur opérationnel grand Nord et des opérations Sokola I. Il annonce l’ouverture d’une enquête pour déterminer l’origine du matériel militaire dont se sont servi les assaillants.

 

(RDC_5) Radio Okapi – 12/7

 

La société civile de Beni appelle la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) à enquêter sur l’implication de l’Ouganda dans l’insécurité qui mine ce territoire, situé à plus de 350 km au Nord de Goma (Nord-Kivu).

 

Le président de cette structure, Teddy Kataliko, a lancé cet appel, lundi 11 juillet, un jour après que les FARDC ont abattu deux hommes portant un vieil uniforme des armes l'armée ougandaise (UPDF) à  Kotongo, localité frontalière de l'Ouganda.

 

Teddy Kataliko a sollicité que le gouvernement congolais puisse s’impliquer dans ces enquêtes, afin de tirer au clair l’implication de l’armée ougandaise aux côtés des ADF dans la situation de Beni : «Nous demandons une enquête conjointe avec la CIRGL. Nous estimons qu’il est temps que le gouvernement congolais clarifie cette 14è incursion que la société civile a toujours dénoncé. Qu’il donne un rapport cohérent et ad hoc pour démontrer à la face du monde et à la communauté internationale, l’implication de l’Ouganda […] dans les massacres de Beni».

 

Le président de la société civile de Beni a également accusé l’armée ougandaise de ravitailler les groupes armés dans la localité de Mwalika, notamment dans la chefferie de Bashu et une partie du secteur de Beni-Mbau et la collectivité de Watalingwa. La même source a, par ailleurs, remercié la population locale, qui a pu «collaborer avec les FARDC en dénonçant pour la énième fois», l’incursion de l’armée ougandaise sur le sol congolais, en passant par les massifs de Rwenzori à partir du groupement de Basungura.

 

Au moins neuf personnes ont été tuées mardi 5 juillet  par des présumés rebelles ADF dans les localités de Tenambo, Nzanza et Mamiki, dans la cité d’Oicha, à 30 Km de la ville de Beni (Nord-Kivu). Le vendredi 8 mai dernier, sept autres personnes avaient également au quartier Matembo, commune de Mulekera (Beni). Ce nouveau massacre portait à plus de 300, le nombre de civils tués en cinq mois dans cette partie du Nord-Kivu, selon la société civile.

 

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(RDC_6) Radio Okapi – 13/7

 

Environ 1 200 personnes sont arrivées cette semaine à Mweso dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu), à la suite des opérations menées par l’armée congolaise contre des rebelles hutus rwandais des FDLR et des combats entre miliciens Maï-Maï à Nyanzale et Kikuku. 

 

Le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) s’inquiète des conditions humanitaires de ces déplacés. « Ce sont des situations qui sont préoccupantes et nous continuons à les suivre de très près pour intervenir lorsque les conditions sécuritaires et de protection des civils sont réunies », a indiqué à Radio Okapi la chargée de communication du bureau de OCHA au Nord-Kivu, Nadia Berger. 

 

De son coté, un notable de Bwito indique que les nouveaux déplacés se sont ajoutés à d’autres installés sur place depuis 2006 autour de la base de casques bleus de la Monusco. Ce qui, selon lui, a aggravé la situation humanitaire.  

 

Plusieurs dizaines d’habitants de Kikuku et Nyanzale ont trouvé refuge à Masisi, Lubero et dans plusieurs autres localités de la chefferie de Bwito, a ajouté la même source.

 

(RDC_6_1) AFP – 14/7

 

Le représentant du gouvernement congolais dans les pourparlers avec les ex-miliciens congolais du Mouvement du 23 mars (M23), dernier avatar des rébellions à dominante tutsi soutenues par le Rwanda et l’Ouganda dans l’est de la RDC a indiqué jeudi avoir démissionné de ses fonctions.

 

"Lorsqu'on ne partage plus les mêmes convictions, on se sépare", a déclaré à l'AFP François Muamba, confirmant sa démission du poste de coordonnateur du mécanisme de suivi des "déclarations de Nairobi" signées par Kinshasa et le M23 fin décembre 2013 dans la capitale kenyane. "Par ce geste, j'ai invité le chef de l'Etat à respecter la Constitution", a-t-il ajouté sans plus de précision.

 

Le M23 a été vaincu le 5 novembre 2013 par l’armée congolaise avec l’appui de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) après dix-huit mois de guérilla au Nord-Kivu (est de la RDC). Le mois suivant, à Nairobi, le M23 et Kinshasa signaient des déclarations d’engagement ouvrant la voie au rapatriement de la plupart des combattants du Mouvement en vue de leur réinsertion dans la vie civile, au retour de plusieurs centaines de milliers de réfugiés congolais, et à la résolution des questions foncières et ethniques à l’origine de la violence qui déchire l’est de la RDC depuis plus de vingt ans, sur fond de concurrence pour le contrôle des ressources minières dont regorge cette région. Fin mai, M. Muamba avait estimé que "l'amnistie [n'avait] pas résolu le problème du rapatriement des ex-M23", indiquant que "le stock des retours volontaires au pays [n'était] pas très significatif".

 

Selon le MNS,, seuls 193 miliciens ont été rapatriés de l'Ouganda et 13 sont volontairement rentrés du Rwanda.

 

En octobre 2015, le M23 avait menacé à mots à peine couverts de reprendre la lutte armée.

 

Mouvement qui dénonce la marginalisation des populations rwandophones du Kivu, le M23 affirmait les défendre par les armes contre les attaques d’autres milices, en particulier les FDLR, créées en RDC par des Hutu ayant pris une part active au génocide de 1994 au Rwanda et opposées au président rwandais Paul Kagame.

 

  • Province Orientale

 

(RDC_7) Radio Okapi – 12/7

 

Deux cent quarante-huit ex-combattants dont trente-trois enfants associés au groupe armé FRPI ont intégré le processus de démobilisation et réinsertion à Bunia. Selon le responsable de l’Unité d’exécution du programme national (DDR) en Ituri, environ 200 ex-combattants sortis depuis environ une semaine de la brousse sont déjà regroupés dans trois sites en chefferie de Walendu Bindi en attendant leur identification.

 

Les candidats à la démobilisation sont cantonnés au site de Kapalay, Kakado et Tchekele en chefferie de Walendu Bindi, indique la même source. Une délégation conjointe MONUSCO, UE-PNDDR, UNICEF et certaines ONG locales s’est rendue sur place pour identifier ces ex-miliciens.

 

Les enfants ont été sélectionnés et acheminés vers le centre de transit de Bunia. Le responsable de programme UE-PNDDR en Ituri précise que ces enfants associés au groupe armé vont suivre une formation pendant une année, avant leur réinsertion scolaire et professionnelle.

 

Les ONG, notamment l’Association des jeunes pour la reconstruction de l’Ituri (AJERI) intensifient la campagne de sensibilisation au sud d’Irumu pour obtenir la reddition de tous les miliciens de la FRPI. Selon les statistiques avancées par ces organisations, environ 300 autres enfants sont encore dans le groupe armé FRPI.

 

(RDC_8) Radio Okapi – 13/7

 

Dix-sept personnes ont été enlevées dans la nuit du lundi à mardi 12 juillet à la suite de l’incursion des hommes armés identifiés comme des miliciens de la FRPI dans les localités de Mandibe 1 et 2, en Ituri. Selon un responsable des FARDC, une intervention de l’armée a permis de libérer certains otages.

 

D’après des témoins sur place, les assaillants, une dizaine au total, ont pris d’assaut les deux villages vers minuit en tirant plusieurs coups de feu avant de commencer à piller les boutiques et habitations de ces deux localités.

 

Des sources de la société civile locale rapportent qu’un homme a été blessé par balles et deux femmes violées durant l’assaut. Les miliciens auraient également emporte du petit bétail, des articles ménagers, des vivres et de l’agent. Dix-sept personnes dont quatre filles ont été  prises en otage par les assaillants qui les ont obligées de transporter les biens pillés, renseignent les mêmes sources de la société civile. 

 

L’attaque a provoqué le déplacement des habitants de ces deux localités vers Komanda, situé une dizaine de kilomètres plus loin. D’autres se sont caché dans la forêt.

 

De son côté, le commandant adjoint de l’armée en Ituri a indiqué qu’aussitôt informés, les militaires se sont lancés à la poursuite des miliciens. À l’en croire, l’intervention a permis de libérer la plupart des personnes kidnappées et de récupérer certains biens pillés.

 

  • Katanga

 

(RDC_9) Radio Okapi – 9/7

 

Les Maï-Maï ont tué cinq personnes au cours de leur incursion, samedi 9 juillet, dans la localité de Kalera, en territoire de Mitwaba (Haut-Katanga). Parmi les victimes, il y a un policier, confient des sources sur place. Pour l’heure, ce village est vidé de sa population et les forces de l’ordre sont déjà dépêchées sur place pour traquer ces miliciens, rapporte le commandant de la police en poste à Mitwaba.

 

Plusieurs sources sur place indiquent que cinq militaires qui étaient en divagation sont tombés dans une embuscade des Maï-Maï avec qui ils ont échangé des tirs. Ces militaires ont battu retraite. C’est ainsi que ces miliciens sont arrivés au village Kalera. A leur arrivée, ces Maï-Maï ont commencé à tirer dans tous les sens.

 

Sur place deux hommes et deux femmes ont été tués. Un policier qui était de garde a ensuite été décapité et son arme emportée. Après leur forfait, ces assaillants se sont retirés de la localité de Kalera.

 

Cette information est confirmée par le commandant de la police de Mitwaba. Pour le commandant de la deuxième zone de défense, général Jean-Claude Kifwa, cette situation serait un règlement de compte car il y a quelques jours, certains habitants de Kalera avaient dénoncé une cache d’armes des miliciens auprès de la commission chargée de contrôle d’arme légère et de petits calibres.

 

Le général Jean-Claude Kifwa dit avoir envoyé les militaires  dans ce secteur [Kalera] pour traquer ces hors la loi. Pour lui, ce sont les bandits qui sèment la terreur.

 

Vie politique…

 

(RDC_10) Radio Okapi – 9/7

 

Le Front citoyen 2016 (qui soutient la candidature à la présidentielle Moïse Katumbi) a lancé ce vendredi 8 juillet, dans plusieurs grandes villes du pays, une campagne de sensibilisation autour d'articles clés de la Constitution, et notamment ceux verrouillés, comme l'article 220, qui limite le nombre et la durée du mandat présidentiel.

 

À Kinshasa, Bunia, Goma, Bukavu et Butembo, cette plateforme de la société civile et de partis politiques a pu tenir ses points presse. Le porte-parole du Front citoyen et président de l'Asadho, Me Jean-Claude Katende, explique le message de cette campagne.

 

Les points de presse ont pu se tenir partout où ils étaient prévus sauf à Kisangani où la réunion a tourné court avec l'arrivée des services de sécurité. L'un des activistes a été arrêté et serait toujours détenu.

 

Le maire adjoint de la ville dit ne pas connaître le Front citoyen et ne pas avoir été informé de ce point de presse, même si le Front citoyen avait envoyé une lettre d'information pour annoncer la campagne dont la mairie a bien accusée réception. Il n’a pas été donné plus d'explications pour le moment.

 

Lire aussi sous :

http://www.voaafrique.com/a/rdc-un-opposant-arrete-a-kisangani-dans-le-nord-est-du-pays/3410648.html

 

(RDC_11) Radio Okapi – 10/7

 

Une trentaine de partis politiques ont lancé, samedi 9 juillet à Kinshasa, une plateforme dénommée « Les Forces centristes et indépendantes de la République Démocratique du Congo ».

 

Ferdinand Ntua Osiamba, l’un des présidents des Forces centristes et Indépendantes de la RDC indique que cette structure a pour mission de jouer le rôle de tampon entre la Majorité au pouvoir et l’Opposition. « Jusqu’aujourd’hui, le combat se passe entre deux forces politiques. Nous ne sommes ni pour l’opposition ni pour la Majorité. Nous sommes une force du centre et nous allons jouer notre rôle : si l’opposition ou la Majorité se comporte mal, nous allons les dénoncer », indique Ferdinand Ntua Osiamba.

 

Cette plate-forme est constituée des partis politiques comme le Front Démocratique pour le Progrès, l’Union Chrétienne pour la Libération des Opprimés, le Mouvement des Patriotes pour la Démocratie et le Parti Chrétien Authentique,…

 

« Partout au monde, les forces centristes existent, sauf chez nous. Voilà ce qui nous a encouragé à créer cette force centriste », explique Ferdinand Ntua.

 

(RDC_12) Radio Okapi – 10/7

 

Dans un communiqué de presse publié dimanche 10 juillet, le groupe de soutien à la facilitation du dialogue en RDC indique avoir rencontré à Bruxelles le président de l’UDPS, Etienne Tshisekedi, ainsi que d’autres dirigeants de l’opposition congolaise.

 

« L'entretien a porté sur les conditions à créer pour le lancement du dialogue national et a confirmé l'attachement à la résolution 2277 du Conseil de sécurité des Nations Unies et au respect de la constitution dans la recherche d'une solution », lit-on dans le communiqué.

 

Les représentants de l'opposition ont exprimé leur soutien au dialogue facilité par l'Union Africaine, avec l'appui du groupe de soutien, tout en insistant sur la mise en place de mesures d'équité, de sécurité et d'apaisement, telles que la libération de prisonniers politiques. La délégation du groupe de soutien s'est engagée à œuvrer dans ce sens, note encore le document.

 

Selon le communiqué, les deux parties ont convenu de la nécessité du lancement du dialogue dans les meilleurs délais dès la fin du mois de juillet.

 

La délégation du groupe de soutien était composée du Commissaire à la paix et à la sécurité de l'Union Africaine, Smail Chergui, de l'Envoyé spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour la région des Grands Lacs, Saïd Djinnit, et du Directeur général pour l'Afrique de l’Union européenne, Koen Vervaeke.

 

Lire aussi sous :

http://www.radiookapi.net/2016/07/11/actualite/politique/martin-fayulu-nous-sommes-convaincus-que-nous-aurons-les-elections

http://www.rfi.fr/emission/20160711-rdc-henri-mova-opposition-pouvoir-katumbi-kabila-constitution-referendum-3-mandat

http://www.radiookapi.net/2016/07/14/actualite/politique/maman-sidikou-le-dialogue-est-incontournable-pour-eviter-les-risques

 

(RDC_13) RFI – 11/7

 

En RDC, l’arrêt de la Cour constitutionnelle qui fait polémique a fini par être publié au journal officiel. Jusqu’à présent, une grève à la greffe de la Cour, pour des retards de paiement dans les salaires, avait retardé cette publication et l’institution avait dans un communiqué dénoncé les spéculations dans les médias et parlait même d’un faux arrêt dans les médias.

 

Si la requête des députés de la majorité parlait ouvertement du cas de figure où la présidentielle ne serait pas tenue dans les délais constitutionnels, les juges de la Cour ne reprennent aucun de ces éléments de langage. À aucun moment dans l’arrêt, en dehors du rappel de la requête, ils ne parlent spécifiquement de la non-tenue de l’élection. Un cas de figure qui n’est pas prévu par la Constitution congolaise, sauf en cas de vacance du pouvoir.

 

L’arrêt publié dans le journal officiel se borne à répéter le contenu de l’article 70 alinéa 2 qui, selon la cour, ne nécessite pas d’interprétation en y ajoutant un principe : celui de la continuité de l’Etat : « Le président de la République arrivé fin mandat [peut] demeurer en fonction, en vertu du principe de la continuité de l’Etat, jusqu’à l’installation effective du nouveau président élu. »

 

Pour la majorité, cela signifie jusqu’à l’élection d’un nouveau président. Pour quelques leaders de l’opposition et de la société civile, l’installation du nouveau président élu signifie que l’élection est un préalable à la fin du mandat et que l’arrêt ne se prononce pas là-dessus, rappelant que quand la Commission électorale s’était déclaré dans l’impossibilité d’organiser l’élection des gouverneurs, les juges avaient encadré les conditions de la non-tenue de l’élection.

 

Alors pourquoi est-ce que la cour n’a pas rendu un arrêt en prenant en compte la question de la non-tenue de l’élection ? Tout simplement, dit-on du côté de cette institution, parce que la requête des députés de la majorité ne reprenait pas spécifiquement les articles de la Constitution concernés par l’élection.

 

(RDC_14) Radio Okapi – 12/7

 

L’association sans but lucratif, «Les amis de Moïse Katumbi Chapwe» (AMKC) demande au président de la République de révoquer le ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende. Lors d’un point de presse organisé lundi 11 juillet à Kinshasa, le président de cette structure, Patrice Nyamba, reproche au porte-parole du gouvernement d’avoir proféré des injures à l’endroit de l’ancien gouverneur du Katanga.

 

Patrice Nyamba explique le sens de sa démarche : «Le ministre Mende a excellé par sa façon d’injurier publiquement notre camarade Moïse Katumbi Chapwe. Nous considérons que ses propos sont plein d’immoralité. Comme par le passé le président de la République a eu à sanctionner des cas similaires, nous avons demandé à travers cette lettre d’appliquer la même sanction. Ça veut dire que nous demandons la révocation du ministre Lambert Mende.»

 

Il s’est dit convaincu que le chef de l’Etat va accéder à la demande de l’AMKC. «Nous croyons fermement que le président de la République va le faire. Il incarne les institutions de la République et doit faire respecter les lois de la République», a indiqué Patrice Nyamba. Selon lui, cette révocation permettra à la justice de pouvoir instruire le dossier du ministre Mende. «Si le chef de l’Etat ne le révoque pas, nous nous réservons le droit d’ester en justice M. Lambert Mende et c’est d’ailleurs comme ça que nous demandons sa révocation pour permettre à la justice de suivre le cours normal de l’instruction», a poursuivi le président de l’AMKC.

 

De son côté, le ministre Lambert Mende dit qu’«il n’a pas le temps à perdre avec cette affaire». Pour le porte-parole du gouvernement, les Congolais ont besoin des leaders en pleine possession des capacités pour concevoir des solutions à leurs problèmes, a rapporté Le Phare.

 

Lire aussi sous :

http://www.radiookapi.net/2016/07/12/actualite/justice/rdc-moise-katumbi-et-katebe-katoto-portent-plainte-contre-le-grec

 

(RDC_15) Belga – 13/7

 

L'opposant historique congolais Etienne Tshisekedi wa Mulumba, qui séjournait depuis près de deux ans en "convalescence" en Belgique, a annoncé mercredi son retour à Kinshasa le 27 juillet, à quatre jours des manifestations prévues en République démocratique du Congo (RDC) pour exiger la tenue dans les temps de la présidentielle censée avoir lieu cette année.

 

M. Tshisekedi rentre au pays par Kinshasa, la capitale de la RDC le mercredi 27 juillet 2016, a indiqué son parti, l'Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS), la principale formation d'opposition congolaise dans un communiqué adressé à l'agence Belga.

 

"À cette occasion, nous demandons à toute la population de se mobiliser pour lui réserver un accueil chaleureux et digne de son nom", a indiqué le secrétaire national adjoint chargé de la communication, des informations et des médias de l'UDPS, Augustin Kabuya, qui est également attaché de presse au cabinet de M. Tshisekedi.

 

Le vieil opposant, âgé de 83 ans, séjourne en Belgique depuis le 16 août 2014 en "convalescence".

 

(RDC_15_1) Radio Okapi – 15/7

 

Les leaders du  G7 et du Front des démocrates estiment qu’il est plus que temps d’aller rapidement  au dialogue avec le groupe de soutien international à la facilitation. Ils l’ont affirmé jeudi 14 juillet à Kinshasa, à l’issue de l’audience que le facilitateur du dialogue, Edem Kodjo, leur a accordée.

 

Ces deux plateformes de l’opposition disent avoir analysé avec le facilitateur les approches et les pistes susceptibles de conduire au dialogue, dès lors qu’Edem Kodjo s’est entouré de l’expertise qu’elles avaient souhaitée.

 

À la tête de la délégation du G7, Mwando Simba plaide pour un dialogue qui ne soit pas pléthorique et trop long : «Nous pensons que le chemin est balisé pour trouver de pistes appropriées pour ce genre de concertation. Le G7 reste toujours frileux pour le dialogue, où il y aurait 3 000 personnes pour le per diem. Il faut qu’il y ait des contacts opposition-majorité qui permette de trouver les solutions appropriées ».

 

Pour les membres du G7 et du Front des démocrates, il appartient au facilitateur de trouver des formules appropriées pour convoquer ce forum.

 

Edem Kodjo promet, quant à lui, de faire le point de la situation à son retour de Kigali au Rwanda. «Le peuple peut se rendre à l’évidence que l’alternance démocratique est possible», a affirmé pour sa part Jean-Lucien Busa, membre du Front des démocrates. Selon lui, le scrutin présidentiel peut se tenir dans les délais constitutionnels, soit en novembre 2016. «Il faut mettre à profit le temps qui reste pour éviter au pays le chaos. Les contraintes techniques peuvent être minimisées », a-t-il insisté. Selon lui, il faut «éviter des scénarios catastrophiques ».

 

Le député Busa a par ailleurs a appelé les Congolais à capitaliser la mobilisation de la communauté internationale pour la cause de la RDC: « Nous considérons que le mandat du président se termine le 19 décembre. Mettons à profit la mobilisation de la communauté internationale et africaine pour trouver des réponses qui nous évitent des risques du désordre.»

 

Justice, Droits de l’homme…

 

(RDC_16) Radio Okapi – 10/7

 

Deux journalistes et deux défenseurs des droits de l’homme ont été arrêtés vendredi 8 et samedi 10 juillet dans le territoire de  Mahagi, rapporte la Société Civile de ce territoire.

 

Selon Gédéon Tekakuo, président du conseil territorial de la jeunesse de Mahagi, Joel Ular et Jacques Unyuta journaliste à la Radio la Colombe de Mahagi, Me David Mokili Mingunuti  et Me Jacques Bedidjo   du collectif sauvons le Congo ont été arrêtés par le service de sécurité aux frontières et se retrouvent dans le cachot de la police nationale Congolaise(PNC). La même source ajoute que  toutes ces personnes  ont été auditionnées  samedi.

 

Le président de la société civile de Mahagi, Dieu Merci De Gaule, indique que  des manifestations publiques et pétitions initiées par ces activistes il y a près de 2 mois seraient à la base la   de leur arrestation.

 

Le vice-gouverneur de la province de l’Ituri, Pacifique Ketha indique qu’il a instruit l’Administrateur du Territoire de bien suivre le dossier et promet qu’une  solution sera trouvée dans les heures qui suivent.

 

Un groupe des jeunes de Mahagi a manifesté  vendredi  8 juillet au village Zengu pour s’opposer à  ces arrestations.

 

Lire aussi sous :

http://www.radiookapi.net/2016/07/13/actualite/justice/rdc-plus-de-2-000-violations-de-droits-de-lhomme-documentees-en-six

 

Economie, Finances…

 

(RDC_17) AFP – 13/7

 

Les autorités congolaises ont annoncé mercredi leur intention d'annuler trois contrats forestiers attribués à deux sociétés chinoises en violation d'un moratoire décrété en 2002 en RDC. "Par précaution, nous allons annuler ces trois contrats illégaux qui sont nuls et de nul effet", a annoncé à l'AFP le ministre congolais de l'Environnement, Robert Bopolo.

 

Dans les archives du ministère de l'Environnement, "il n'y a aucune trace des contrats attribuant trois concessions forestières à Somifor et Fodeco", deux sociétés à capitaux chinois, a-t-il affirmé. "Le Trésor public n'a rien encaissé dans cette transaction illégale", a indiqué le ministre, précisant qu'il avait décidé de les annuler afin "d'éviter que les détenteurs s'en prévalent ultérieurement".

 

Dans un rapport publié mardi et intitulé "Comment la RDC a secrètement violé son propre moratoire sur l'attribution de nouvelles concessions forestières", l'organisation écologiste Greenpeace a accusé l'ex-ministre de l'Environnement Bienvenu Liyota Ndjoli d'avoir attribué ces trois concessions forestières les 13 et le 16 août 2015. Lors d'un point de presse mardi à Kinshasa, une responsable de la campagne Forêt à Greenpeace Afrique avait fait savoir que l'ONG soupçonnait l'actuel ministre, Robert Bopolo, d'avoir "cautionné ces contrats illégaux", dans la perspective de la levée du moratoire.

 

Début mars, M. Bopolo avait déclaré que les autorités congolaises envisageaient de rouvrir le dossier de la fin du moratoire dans l'intérêt financier de la RDC, qui fait face à l'effondrement de ses recettes provenant de l'exportation des minerais. Toutefois, M. Bopolo a précisé mercredi à l'AFP que "toutes les conditions ne sont pas encore réunies pour lever le moratoire".

 

La RDC abrite plus de 60% des forêts denses du Bassin du Congo, deuxième massif forestier tropical de la planète après l'Amazonie, avec une biodiversité très riche. Le pays possède ainsi la deuxième forêt tropicale primaire de la planète, avec 86 millions d'hectares dont près de 60 potentiellement exploitables. En 2002, la RDC avait adopté le Code forestier, et décrété un moratoire dans l'attribution de nouvelles licences d'exploitation forestière industrielle, en vue de mettre de l'ordre dans le secteur. Un processus de révision de la légalité des contrats détenus par des exploitants forestiers avait été lancé en 2005 avec le concours de la Banque mondiale, et avait été clôturé en 2014, par la reconnaissance de 80 concessions.

 

(RDC_18) Radio Okapi – 14/7

 

Le Canadien Jules Caron et l’Allemande Alice Harrison, deux chercheurs de l’ONG britannique Global Witness ont été déclarés « indésirables » en RDC. Le gouvernement les accuse d'intoxiquer la population contre le régime.

 

« Sur ordre des autorités de la République, le gouvernement de la République m'a chargé de déclarer indésirables » Jules Caron et Alice Harrison « et de leur prier de quitter dès ce soir le territoire national », a déclaré jeudi 14 juillet à la presse, le ministre de l'Environnement congolais, Robert Bopolo.

 

MM. Caron et Harrison vivent depuis le 22 juin en RDC avec des visas « non requis » (non conformes), et « ont visité 5 sites d'exploitation forestière », a ajouté M. Bopolo, après avoir présenté les deux chercheurs devant les caméras.

 

MM. Caron et Harrison « se sont permis de procéder à l'intoxication des populations pour les pousser à se soulever contre les concessionnaires forestiers avec toutes les conséquences néfastes sur la paix dans ce pays, sur la pauvreté, la santé, l'éducation et même sur le régime politique », a accusé M. Bopolo. Selon lui, « un tel comportement d'intoxication mettrai ce pays (la RDC) en péril ».

 

Les missions dont il est question se sont déroulées dans la Province Orientale (Nord-Est), ainsi que dans les provinces de Bandundu (Sud-Ouest) et de l’Équateur (Nord-Ouest). « On est allé examiner le taux de réalisation sociale dans les concessions forestières », et vérifier « si oui ou non les écoles, les routes, les centres de santé ont été construits », a réagi M. Harrison.

 

Selon la loi congolaise, les sociétés doivent respecter un cahier des charges afin que les communautés locales puissent bénéficier des exploitations dans leur région. « Des 5 concessions visitées, aucune n'est en règle », a-t-il indiqué à la presse avant d'être rapidement embarqué par les agents de sécurité.

 

Global Witness, ONG qui lutte entre autres, contre le pillage des ressources naturelles des pays en développement, effectue plusieurs missions de contrôles des concessions forestières en RDC.

 

Lire aussi sous :

http://www.romandie.com/news/Environnement--la-RDC-expulse-deux-chercheurs-de-Global-Witness/720520.rom

 

 

 

 

 

 

Éphémérides G.L. – Semaine du 16 au 22 juillet 2016

 

 

 

RESUME : En RDC, le dialogue national et la tenue des élections en septembre continuent à faire l’objet de prises de position. En ce qui concerne le premier, qui ne poserait plus d’obstacles selon le facilitateur de l’Union africaine (RDC_9), l’un des principaux opposants, Vital Kamerhe de l’UNC, s’est finalement déclaré prêt à y participer pour « décrisper l’atmosphère » (RDC_10), tandis que la majorité présidentielle annonce de son côté une manifestation en faveur de ce dialogue (RDC_12_1). Pour ce qui regarde les élections, le président Kabila a une nouvelle fois appelé la population à s’enrôler à un suffrage qui doit, en ses termes, « renouveler » la classe politique mais n’a toujours rien dit sur ses intentions (RDC_11). Du côté des dissidents du G7, son président, Charles Mwando, accuse la CENI de vouloir une refonte totale du fichier électoral qui s’apparente à un recensement de la population, ce qui va retarder les échéances prévues par la constitution (RDC_12). Par ailleurs, on apprend que plusieurs militants de l’UNAFEC qui a rejoint le G7 ont été condamnés à Lubumbashi pour s’être affrontés avec des militants de la fraction de ce parti qui est restée dans la mouvance présidentielle (RDC_13).

 

Sur le plan diplomatique, une délégation d’opposants conduite par Etienne Tshisekedi a été reçue par la Quai d’Orsay qui n’a fait aucun commentaire (RDC_15), tandis qu’une résolution a été adoptée par la Chambre belge des représentants. Cette résolution réclame la tenue d'élections au Congo dans le respect de sa Constitution, en particulier en ce qui concerne les délais et la succession des mandats présidentiels : elle menace également de geler la coopération directe avec la RDC et, à l’instar des Etats-Unis, de prendre des sanctions sélectives contre ceux qui ne respecteraient pas les droits de l’homme (RDC_16). Du côté des Nations unies, le Haut Commissaire au droits de l’homme, qui n’a pas rencontrer le chef de l’Etat, déplore « le harcèlement croissant des représentants de la société civile et des journalistes, de la répression des voix qui s'opposent au gouvernement et des dispersions excessives et parfois mortelles de manifestations » (RDC_17).

 

Dans le domaine de la sécurité, les tensions ethniques entre Hutu et Nande sont toujours aussi fortes dans le territoire de Rutshuru où l’on observe des déplacements massifs de populations, où des affrontements ont encore eu lieu entre l’armée et les milices hutu des FDLR et des Nyatura et où plusieurs jeunes ont été abattus par des Maï-Maï (RDC_1) (RDC_2) (RDC_4). Toujours au Nord Kivu, quatre jours d’affrontements ont eu  lieu dans le territoire de Lubero entre une milice armée et les FARDC (RDC_3), tandis qu’à la frontière entre ce territoire et celui de Walikale, plus de 5.000 personnes sont en fuite du fait de l’insécurité (RDC_6). Au Sud Kivu, on relèvera des pillages et plusieurs tués près de l’agglomération de Sanje en territoire d’Uvira (RDC_5).

 

Dans l’ex-Province Orientale, on signale qu’une coalition de trois groupes armés occupe depuis plus d’une semaine un foyer minier dans la province de l’Ituri (RDC_7). Par ailleurs, des militaires des FARDC sont accusés de rançonner la population dans le territoire de Basoko (RDC_8). Enfin, on soulignera des affrontements ethniques entre Hema et Lendu dans la foulée du meurtre d’un chauffeur de taxi dans le territoire de Djugu (RDC_8_1).

 

Dans le domaine économique, le gouvernement appelle les entreprises minières à reprendre leurs activités en dépit des difficultés que connaît ce secteur (RDC_14).

 

En ce qui concerne le Burundi, le 27ème sommet de l’Union africaine s’est tenu à Kigali, un sommet boudé par les autorités burundaises qui accusent l’Union de vouloir déstabiliser leur pays et qui stigmatise le Rwanda impliqué, selon elles, dans la formation de groupes armés burundais (BUR_2). Par ailleurs, Paris propose au Conseil de Sécurité l’envoi de plus de 200 policiers de l’ONU pour tenter de juguler les violences dans ce pays (BUR_1).

 

Au Rwanda, l’ONG Human Rights Watch dénonce la poursuite de la politique d'arrestation arbitraire d’enfants des rues, de personnes pauvres et de vendeurs à la sauvette qui sont placés dans des centres de transit (RWA_1).

 

BURUNDI

 

Relations extérieures

 

(BUR_1) AFP – 16/7

 

Paris a proposé vendredi au Conseil de sécurité le déploiement de 228 policiers de l'ONU au Burundi pour tenter d'y juguler les violences, d'après un projet de résolution obtenu par l'AFP. Ces policiers seraient déployés à Bujumbura et dans tout le Burundi pour une année, mais la mission pourrait être prolongée ou modifiée en cas d'aggravation de la situation.

 

Le gouvernement burundais doit encore approuver cette force, qu'il voulait limiter à 50 policiers. La Russie et l'Egypte ont dit qu'elles soutiendraient le déploiement de policiers de l'ONU moyennant un accord du gouvernement burundais. Ces policiers seraient chargés de surveiller la situation en matière de sécurité et de droits de l'homme, en coordination avec les observateurs et les experts militaires de l'Union africaine (UA).

 

Le Burundi a permis le déploiement de 100 observateurs et 100 experts militaires de l'UA, mais seuls 50 sont effectivement arrivés sur le terrain.

 

Le projet de résolution exhorte aussi le gouvernement burundais à dialoguer avec tous les groupes d'opposition y compris ceux qui se trouvent "hors du pays" afin de mettre fin à la crise.

 

Des discussions prévues cette semaine en Tanzanie ont échoué quand le gouvernement a refusé de s'assoir aux côtés d'opposants en exil.

 

(BUR_2) RFI – 16/7

 

Le 27e sommet des chefs d'Etat de l'Union africaine s'ouvre à Kigali au Rwanda, ce dimanche 17 juillet. Pour la première fois, la cérémonie d'ouverture sera précédée d'un huis clos. De 9h à 12h30, les chefs d'Etat se réuniront pour évoquer des sujets qui divisent, comme la succession de la présidente de la Commission de l'Union africaine (UA) Dlamini-Zuma ou l'éventuelle réintégration du Maroc dans l'organisation. Arriveront ensuite d'autres sujets majeurs comme la situation au Soudan du Sud ou au Burundi. Le Burundi qui a justement décidé de quitter le sommet de l'UA.

 

La raison de ce départ précipité, c'est la présence éventuelle à la frontière entre le Rwanda et le Burundi de groupes armés hostiles au président burundais Pierre Nkurunziza, et qui seraient armés par le régime rwandais de Paul Kagame. C'est du moins l'accusation lancée par le Burundi. Une accusation qui ne date pas d’hier puisqu’elle remonte à 14 mois, avec le putsch manqué contre le président burundais en mai 2015. Ce que dément fermement le Rwanda.

 

Quoi qu’il en soit, le Burundi a déclaré avoir porté plainte devant l’Union africaine. En l’absence d’avancée, le Burundi a décidé de quitter ce 27e sommet avant le sommet des chefs d’Etat qui s’ouvre ce dimanche matin à Kigali. Le siège sera donc vide à la place du Burundi ce dimanche.

 

Lire aussi sous :

http://www.voaafrique.com/a/le-gouvernement-burundais-accuse-l-union-africaine-d-avoir-tente-de-destabiliser-le-securite/3424569.html

 

RDC

 

Sécurité, Armée…

 

  • Kivu

     

    (RDC_1) Radio Okapi – 15/7

     

    Deux personnes ont trouvé la mort et deux autres ont été blessées dans une attaque de la position des FARDC à Tongo-Rusheshe dans le territoire de Rutshuru (Nord-Kivu), jeudi 14 juillet. Les sources militaires indiquent que du côté des FARDC, l’on a enregistré un mort et deux blessés et  une arme AK 47 emportée. Les militaires blessés ont été acheminés à l’hôpital de Rutshuru par la MONUSCO.

     

    Du côté des assaillants, poursuivent les mêmes sources, un combattant a été tué. Les assaillants, identifiés comme des rebelles hutus rwandais des FDLR, seraient venus de la brousse et ont également incendié ce campement, "après un repli stratégique des FARDC".

     Les affrontements ont duré environ deux heures, selon la société civile locale.

     

    Plusieurs habitants de Tongo, qui avaient fui ces affrontements pour passer la nuit en brousse, regagnent progressivement, depuis vendredi 15 juillet matin, leurs habitations, renseignent les responsables de la société civile de Rutshuru.

     

    Les soldats FARDC qui s’étaient repliés, lors des affrontements, sont eux aussi retournés à Tongo-Rusheshe, selon les sources coutumières et d’autres renforts militaires sont arrivés vendredi matin à Tongo.

     

    (RDC_2) Radio Okapi – 16/7

     

    Deux jeunes âgés de 25 et 26 ans ont été tués par balle vendredi 15 juillet dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu. Le responsable de la jeunesse de Rutshuru qui donne cette information indique que ces jeunes ont été abattus vers 10 heures (heure locale) alors qu’ils coupaient du bois dans la forêt.

     

    Des sources locales indiquent que le double meurtre a été commis par des miliciens Maï-Maï Mazembe.

     

    Le fonctionnaire délégué du gouverneur sur place confirme la mort de ces deux jeunes, indiquant qu’ils auraient été tués pendant des combats entre miliciens Maï-Maï. La même source ajoute, par ailleurs, que deux autres jeunes du village Mushweshwe, dans le même territoire de Rutshuru, ont disparu depuis 3 jours. Leurs proches sont toujours sans nouvelle des disparus malgré les recherches lancées.

     

    Selon le fonctionnaire délégué du gouverneur, la situation est préoccupante dans la région. Les habitants craignent d’aller au champ, redoutant les attaques des groupes armés.

     

    (RDC_3) Radio Okapi – 18/7

     

    Après quatre jours d’affrontements entre les militaires des FARDC et  une bande armée  conduite par un certain «major Kabidon», un calme relatif est observable depuis lundi 18 juillet, dans la localité de Bingi et ses environs au sud de Lubero (Nord-Kivu).

     

    D’après des sources locales, plusieurs personnes qui avaient fui les combats depuis jeudi dernier, ont commencé  à regagner leurs habitations. Il s’agit notamment de populations de Bingi, Mulitso, Masika, Kasingini, Kanyatsi, Kihito et Karambi, dans la chefferie de Batangi, rapportent les mêmes sources.  Ces déplacés avaient trouvé refuge dans les  localités d’Alimbongo, Kirumba Mihobe, et Kasehe sur la route Goma-Butembo et vers Bunyantenge, au sud-ouest de Lubero. 

     

    Dimanche, les militaires  ont reçu des renforts à partir de Kirumba et ont pu repousser les assaillants, qui se  seraient repliés dans leur  position à Masika, renseignent les sources sécuritaires.  

     

    Soulignant qu’il ne dispose pas encore du bilan exact des  combats, le porte-parole des opérations Sokola 2, le lieutenant Mack Azukayi, parle jusque-là de trois morts et quatre blessés du côté des combattants Maï-Maï et un seul élément des FARDC grièvement blessé.  Mais, la société civile locale rapporte que « quelques militaires de l’armée nationale auraient également perdu la vie », tout en confirmant le bilan de trois assaillants tués.

     

    (RDC_4) RFI – 19/7

     

    Recrudescence de tensions communautaires à Kibirizi, dans le territoire de Rutshuru, dans l'est de la RDC. Des affrontements ce lundi soir entre Hutus et Nande dans ce village ont fait dix morts et au moins six blessés.

     

    L'attaque a eu lieu lundi soir aux alentours de vingt heures, heure locale. Elle a duré environ une heure. Les forces armées congolaises sont intervenues, mais elles n’ont pas pu empêcher la mort de six Hutus en représailles, comme l’explique un habitant de Kibirizi : « La communauté hutu est venue attaquer la communauté nande pour se venger d’une attaque qui a eu lieu avant-hier [dimanche]. Ils ont tué six Nande par balle et brûlé huit de leurs maisons.Les FARDC sont intervenues après que le forfait a été commis, mais ça n’a pas suffi à calmer les Nande qui ont tué plusieurs Hutus en représailles. Le bilan est donc de dix morts : quatre Hutus et six Nande ».

     

    Et comme cet habitant en témoigne, les populations craignent désormais une nouvelle escalade de violence et cherchent à fuir : « Maintenant, la population veut quitter Kibirizi par crainte de nouvelles représailles, car les différentes communautés se surchauffent. Les habitants cherchent un moyen de fuir, mais il n’y a pas de moyen de transport. »

     

    Lire aussi sous :

    http://www.radiookapi.net/2016/07/19/actualite/securite/nord-kivu-7-morts-apres-lattaque-des-presumes-fdlr-et-mai-mai-nyatura

    http://www.radiookapi.net/2016/07/20/actualite/securite/nord-kivu-reprise-timide-dactivites-kibirizi-apres-des-tensions

    http://www.rfi.fr/afrique/20160720-affrontement-communautaire-rdc-populations-craignent-embrasement

    http://www.radiookapi.net/2016/07/20/actualite/securite/nord-kivu-la-situation-kibirizi-est-complexe-reconnait-la-monusco

    http://www.radiookapi.net/2016/07/21/actualite/securite/nord-kivu-deplacements-massifs-des-habitants-de-kibirizi

     

    (RDC_5) Radio Okapi – 19/7

     

    Deux personnes sont mortes et cinq autres blessées après que les miliciens ont attaqué un camion à Kyanyunda, localité située à 2 km au Nord de la cité de Sange (en territoire d’Uvira au Sud-Kivu). La première est décédée sur place alors que la seconde est allée mourir à l'hôpital. Les assaillants ont également emporté plusieurs biens de valeur, ont indiqué des sources locales, ajoutant que les personnes blessées ont été admises à l’hôpital général de référence de la Ruzizi, à Sange.

     

    Le commandant militaire à Mutarule, le colonel Bahati Kigangu, confirme cette attaque. Selon lui, ces assaillants ont profité de l’espace broussailleux non contrôlé par les FARDC, entre les villages de Nyakabere et Kyanyunda, pour commettre leur forfait. Ces miliciens avaient d’abord intercepté sept motards près du lieu où avaient été enterrées les victimes de l’incendie de Sange.

     

    Ils les ont systématiquement dépouillés lorsqu’une camionnette est arrivée sur le lieu en provenance du marché de Rubanga, dans les Moyens plateaux de Lemera avec des passagers à bord. Du coup, les assaillants se sont mis à tirer sur le véhicule avant de prendre la fuite dans la brousse. Les témoins affirment qu’un passager est décédé sur place. Un des cinq blessés est décédé, lundi dans la nuit, après son évacuation à l’hôpital général de Sange.

     

    De son côté, le colonel Bahati Kigangu a invité les usagers de la route nationale numéro 5 à respecter les consignes, notamment à ne pas prendre cette route au-delà de 18 heures. Il a cependant affirmé avoir retrouvé trois motos abandonnées sur le lieu du crime.

     

    (RDC_6) Radio Okapi – 20/7

     

    Environ cinq mille habitants de la localité d’Onimba, située entre les territoires de Walikale et Lubero en groupement Usala au Nord-Kivu, ont abandonné leurs habitations à cause de l’insécurité, a indiqué mercredi 20 juillet l’Association de réhabilitation des routes de desserte agricole (ARDA). Une insécurité que cette ONG attribue à l’activisme des groupes armés dans la région.    .  

     

    Selon l’ARDA, des groupes armés ont perpétré des attaques contre la population dans huit villages de la région, entre les 3 et 13 juillet, incendiant au passage des maisons, écoles, églises et un centre de santé.

     

    L’administrateur du territoire de Walikale, Marie-Claire Bangwene, pour sa part, attribue la dégradation de la situation sécuritaire au regain de l’activiste des groupes armés et à l’enclavement de certains groupements et localités. Marie-Claire Bangwene affirme être « préoccupée » par cette situation et  dit « suivre de près la situation à Oninga et dans d’autres localités de Walikale, où l’on enregistre une montée d’insécurité ». Il s’agit notamment, renseigne-t-elle, de localités de Mubi, Kilambo, Njingala et Boboro, en groupements Utunda et Watsa.

     

    Pour elle, le déploiement des FARDC et de la police dans la région, mais aussi la sensibilisation des jeunes à quitter les groupes armés restent  la solution durable face à ces défis sécuritaires permanents. Marie-Claire Bangwene assure cependant que le gouvernement fait des efforts pour endiguer cette insécurité.​

     

  • Province Orientale
     

    (RDC_7) Radio Okapi – 15/7

     

    Une coalition de trois groupes armés occupent depuis mercredi 13 juillet le foyer minier de Muchacha dans la réserve de faune à okapi en Ituri, rapportent des sources locales. Il s’agit des milices Maï-Maï Simba de Manu, Mangalibi et Simon.

     

    La société civile locale indique que plus de 3500 orpailleurs exploitent de l’or dans cette carrière. Certains ont quitté le foyer minier pour échapper aux exactions des miliciens. Des responsables de la société civile demandent au gouvernement de mettre fin à l’insécurité causée par les combattants des groupes armés qui commettent des viols et pillages.

     

    Le commandant adjoint de l’armée en Ituri affirme que les opérations militaires sont en cours pour démanteler ces groupes armés.

     

    (RDC_8) Radio Okapi – 17/7

     

    Les soldats de la 31ème région militaire sont accusés de rançonner la population dans le territoire de Basoko (Tshopo).

     

    Selon la société civile de ce territoire, ces hommes en uniforme ont pillé, en un mois, 37 chèvres et cochons, 15 panneaux solaires et décodeurs, 10 batteries, des groupes électrogènes et des produits agricoles dans les localités de Yangombi et Basali. La même source renseigne que ces militaires emportent leurs butins à bord des pirogues. Ces militaires sont également accusés d’ériger des barrières sur les axes principaux de Basoko pour tracasser les paisibles citoyens.

     

    Pour sa part, l’administrateur du territoire de Basoko, Angali Balthazar, déclare avoir eu échos de ce pillage. Cependant, il attend qu’un rapport sur ces exactions lui soit adressé par les deux chefs de chefferies de Yaliwasa et Wahanga.

     

    Inquiet de cette situation, l’auditeur militaire de garnison de Kisangani/Tshopo promet de dépêcher incessamment ses éléments à Yangombi et à Basali pour s’imprégner de ces actes.

     

    (RDC_8_1) Radio Okapi – 21/7

     

    Une tension est observée depuis environ une semaine entre deux communautés ethniques dans le territoire de Djugu en Ituri, à la suite du meurtre d’un taximen originaire de la chefferie de Bahema Baguru. Le taximen a été décapité par des inconnus en représailles  de l’assassinat d’un négociant d’or de la chefferie de Walendu Pitsi, rapportent des sources locales.

     

    Selon l’administrateur de Djugu, la victime avait les deux jambes fracturées et la poitrine percée par des armes blanches. Pour venger la mort de leurs frères, certains membres de la communauté Lendu ont égorgé un taximen au village de Budjo en chefferie de Bahema Baguru et y ont incendié une maison.

     

    Le gouverneur de l’Ituri, Abdallah Pene Mbaka, a déploré la généralisation de ce problème au niveau de deux communautés et a exhorté les protagonistes à la cohabitation pacifique: «Nous avons d’abord dit aux deux parties que ça ne servait à rien de continuer à s’entretuer. Nous avons prodigué des conseils en disant aux uns et aux autres que certainement aucun peuple ne peut aujourd’hui prétendre éliminer un autre surtout nous les Ituriens, nous avons une certaine expérience. Donc, ils sont définitivement ensemble et ils doivent s’accepter mutuellement.»

     

    Soulignant qu’une enquête est ouverte par les autorités judiciaires pour identifier les auteurs de ce double meurtre, le gouverneur de province a promis son soutien à la justice pour décourager ces violences.

     

    A l’issue de la réunion qui a regroupé les deux parties, les représentants de deux communautés ont dansé ensemble pour exprimer leur engagement à vivre toujours en harmonie.

     

    Vie politique…

     

    (RDC_9) Radio Okapi – 15/7

     

    Dans une interview exclusive accordée vendredi 15 juillet à Radio Okapi peu avant son départ pour Kigali, le facilitateur du dialogue en RDC, Edem Kodjo, a affirmé qu’il n’y avait plus d’obstacles pour la tenue de ce forum. Il a dit souhaiter convoquer ce dialogue avant la fin de ce mois de juillet à Kinshasa.

     

    Edem Kodjo affirme vouloir respecter le délai annoncé par le groupe de soutien à la facilitation lors de sa première réunion à Addis-Abeba. Le facilitateur indique que le dialogue sera organisé « dans un format réduit » et pour une « courte durée ». L’ancien Premier ministre togolais insiste sur la détente de l’environnement politique propice au dialogue. Il estime que les conditions « les plus utiles » posées par l’opposition pour participer à ce forum ont, pour la plupart, trouvé des solutions. « L’essentiel est fait », lance-t-il.

     

    Selon Edem Kodjo, tous les préalables de l’opposition ont été rapportés aux autorités congolaises et attendent des solutions. Les opposants exigent notamment la libération des prisonniers politiques.

     

    Le facilitateur annonce que le dialogue va commencer par la mise en place du comité préparatoire.

     

    La veille de cet entretien, Edem Kodjo a rencontré des opposants membres du G7 et de la Dynamique de l’opposition, deux plateformes jusque-là opposées à la tenue du dialogue.

     

    Lire aussi sous :

    http://congoresearchgroup.org/will-he-stay-or-will-he-go-mixed-messages-from-president-kabila/

     

    (RDC_10) AFP – 19/7

     

    L'un des opposants congolais les plus en vue, Vital Kamerhe, est "prêt à participer" à un dialogue national pour décrisper la situation politique alors que la présidentielle censée avoir lieu cette année en RDC semble de plus en plus improbable, a indiqué lundi son entourage.

     

    "M. Kamerhe est prêt à participer au dialogue nationale selon l'esprit et la lettre de la Résolution 2277" des Nations unies, a déclaré un des conseillers en communication de l'opposant, Giscard Kusema, à l'AFP. "Cette décision prise à l'issue d'une série de consultations qu'il a effectuées au sein des instances du parti vise à faire avancer le processus électoral et faire sortir le pays de l'impasse", a expliqué M. Kusema.

     

    (RDC_11) Radio Okapi – 19/7

     

    Le président Joseph Kabila a appelé lundi 18 juillet la population congolaise à appuyer le processus électoral en participant massivement au processus d’enrôlement qui débute le 31 juillet 2016. Depuis Kananga où il séjourne, le chef de l’Etat Congolais a recommandé particulièrement à la jeunesse du Kasaï Central, et donc de la RDC, de se faire enrôler afin d’avoir la possibilité d’élire leurs futurs représentants.

     

    «J’aimerais bien appeler la population du Kasaï Central et, à travers vous, la population de notre grand pays, de participer massivement à ce processus surtout pour les jeunes qui nous ont accompagné de l’aéroport jusqu’ici. Je sais que 90 % d’entre vous, vous n’avez pas une carte d’électeur et par conséquent, vous ne pouvez pas participer aux élections», a-t-il fait savoir à la population qui l’a accompagné de l’aéroport à la résidence officielle du gouverneur du Kasaï Central, Alex Kande.

     

    Pour Joseph Kabila, l’objectif du processus électoral en cours est le renouvellement de la classe politique. «L’objectif de ce processus électoral, en ce qui me concerne, c’est en moyen terme, de faire en sorte que nous puissions dans ce pays renouveler la classe politique» a expliqué le chef de l’Etat avant de souligner que le processus d’enrôlement dans la province du Kasaï-central interviendra «avant la fin de l’année».

     

    Le chef de l’Etat congolais a par ailleurs appelé la population de Kananga à accompagner le processus de décentralisation qui, selon lui, vise non seulement le développement de leur province mais aussi de l’ensemble de la RDC.

     

    (RDC_12) Radio Okapi – 20/7

     

    Au cours d’une conférence de presse tenue mardi 19 juillet à Kinshasa, le président en exercice du G7, Charles Mwando, a affirmé que l’opération de révision du fichier électoral annoncée par la commission électorale consistait en réalité à une « refonte totale » du fichier électoral.

     

    Pour le G7, cette refonte du fichier électoral va conduire au non-respect du délai constitutionnel pour l’organisation de l’élection présidentielle, prévue en septembre 2016. «La Commission électorale nationale indépendante a annoncé le début de l’enrôlement des électeurs. En réalité, il ne s’agit pas de la révision du fichier électoral, mais bien de sa refonte totale. Cette option consacre le non-respect du délai constitutionnel», soutient Charles Mwando.

     

    Pour lui, l’opération de révision du fichier électoral que va lancer la commission électorale est une autre forme de recensement de la population. «La CENI nous ramène ainsi sournoisement au préalable du recensement général rejeté catégoriquement par le peuple congolais lors des manifestations du 19 et 20 janvier 2015 réprimées dans le sang par le pouvoir », explique-t-il, évoquant les manifestations de janvier 2015 organisées par l’opposition et qui ont conduit l’abandon d’une disposition de la loi électorale subordonnant l’organisation des élections au recensement de la population.

     

    Charles Mwando Nsimba accuse la CENI de refuser «délibérément» de publier le calendrier électoral et de subordonner cette publication à la tenue du dialogue politique. « Cette attitude de la Ceni est insoutenable et inacceptable », estime-t-il.

     

    Le G7 dit croire qu’il est possible d’organiser les élections présidentielles et législatives dans les délais constitutionnels.

     

    La tenue de ces élections dans les délais prévus par la constitution fait l’objet d’un vif débat au sein de la classe politique congolaise. La commission électorale a annoncé qu’elle allait lancer à la fin juillet l’opération de révision du fichier électoral au terme de laquelle seront organisées les élections. Cette opération devrait durer 16 mois, selon la CENI.

     

    (RDC_12_1) AFP – 20/7

     

    La majorité au pouvoir en République démocratique du Congo a appelé mercredi à manifester le 29 juillet à Kinshasa pour soutenir le président Joseph Kabila, deux jours avant le rassemblement prévu par l'opposition pour exiger le départ du chef de l'État à la fin de l'année.

     

    La manifestation vise à "soutenir" l'appel au "dialogue politique national et inclusif" de M. Kabila, écrit la majorité présidentielle alors qu'un miracle semble désormais nécessaire pour que la présidentielle censée avoir lieu cette année se tienne.

     

    Le 4 juillet, une coalition de plusieurs forces d'opposition nouvellement créée en Belgique a appelé à des manifestations populaires sur toute l'étendue du territoire le 31 juillet pour exiger la tenue dans les temps de cette élection.

     

    Au cours des dernières semaines, deux des principales forces de l'opposition ont fini par accepter le principe de s'asseoir à la table du "dialogue" proposé en novembre 2015 par M. Kabila.

     

    Les vues de l'opposition et de la majorité restent néanmoins très éloignées, la première insistant pour que le dialogue mène au départ du chef de l'État, la seconde défendant le principe d'un recul de la présidentielle et le maintien de M. Kabila au pouvoir.

     

    En mai, la Cour constitutionnelle a autorisé celui-ci à rester en fonction au-delà de la fin de son mandat si la présidentielle n'a pas eu lieu à cette date. Pour l'opposition, cet arrêt d'une justice "aux ordres" est "nul et non avenu".

     

    L'opposant historique Étienne Tshisekedi, octogénaire et en convalescence à Bruxelles depuis bientôt deux ans a annoncé son intention de revenir au pays le 27 juillet.

     

    Justice, Droits de l’homme…

     

    (RDC_13) AFP – 17/7

     

    Deux militants d'un parti opposé à la prolongation du mandat du président congolais Joseph Kabila ont été condamnés à quinze ans de prison par un tribunal de Lubumbashi, à la suite d'une bagarre, a-t-on appris dimanche de source judiciaire."Olivier Kabala et Eustache Mutombo ont été condamnés à 15 ans d'emprisonnement par le tribunal de grande instance de Lubumbashi", a déclaré à l'AFP leur défenseur commis d'office, Alexandre Ngoy.

     

    Les deux hommes ont été arrêtés et incarcérés à la prison de Lubumbashi. Lors de cette audience pourtant publique, aucun média - excepté la Radio télévision nationale congolaise (RTNC), télévision publique - n'a été autorisé à accéder à la salle.      

     

    Olivier Kabala et Eustache Mutombo sont membres de l'Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec), parti de l'opposant Gabriel Kyungu wa Kumwanza, figure politique de la région du Katanga (sud-est).      

     

    Samedi à la mi-journée, une rixe avait opposé les deux hommes à leurs anciens camarades du parti, restés à la majorité, alors que les deux tendances se disputaient le contrôle de la gestion d'un parking de taxi-motos de la commune de Kenya, fief de l'opposant Kumwanza. "Lors de cette bataille rangée entre les deux factions, on a enregistré des blessés légers. Il n'y a pas eu de blessés graves, ni de personnes tuées", a indiqué à l'AFP un officier de police ayant requis l'anonymat. MM. Kabala et Mutombo ont été jugés dans la foulée dans la nuit de samedi à dimanche, et condamnés pour "tentative de meurtre", selon le greffe du tribunal.      

     

    L'Unafec est membre du G7, groupe de sept partis passés de la majorité à l'opposition au président Joseph Kabila en septembre dernier et qui soutient la candidature de l'opposant Moïse Katumbi. "C'est un procès boutiqué et hautement politique", a réagi M. Ngoy, trouvant "suspect" que ses clients se soient retrouvés au tribunal "seuls au box des accusés". Selon lui, "les prévenus encouraient une peine de six mois maximum".

     

    Lire aussi sous :

    http://www.radiookapi.net/2016/07/18/actualite/politique/lubumbashi-4-militants-de-lunafec-arretes

     

    Économie, Finances…

     

    (RDC_14) AFP – 18/7

     

    Alors que le cours des minerais a remonté sur les marchés mondiaux, le gouvernement de la RDC a appelé lundi les compagnies minières à reprendre leur production, réduite ces derniers mois par manque de rentabilité.

     

    Selon la Chambre des mines (patronat), la production de cuivre a chuté de 11,6% sur un an au premier trimestre, celle de cobalt de 16,3%, et plusieurs entreprises ont arrêté leur production au Katanga, certaines temporairement, d'autres définitivement.

     

    En juin, les estimations de la Chambre des mines indiquaient que les entreprises minières avaient supprimé 3.000 emplois et leurs sous-traitants plus de 10.000.

     

    Le gouvernement lance « un appel à tous les opérateurs du secteur minier pour qu'ils reprennent le travail. Il n'y a pas de raison pour qu'ils continuent à suspendre la production et les exportations d'autant plus qu'au niveau où est coté aujourd'hui le cuivre, à 4.918 dollars, il y a moyen de faire des bonnes affaires », a déclaré le ministre congolais de l'Economie Modeste Bahati. La plupart des opérateurs miniers « ont déjà récupéré le capital investi, ils ne sont plus pressés pour produire », a regretté M. Bahati. « Or nous, nous avons besoin de la production, nous avons besoin des revenus, nous avons besoin de sauvegarder les emplois », a-t-il ajouté à la télévision publique, lors du compte rendu d'une réunion ministérielle en présence du Premier ministre congolais.

     

    « Il n'y a jamais eu de cessation d'activités » dans le secteur minier congolais, certains opérateurs « ont peut-être réduit » leurs activités compte tenu de la situation économique mondiale, a précisé à l'AFP une source au ministère des Mines.

     

    Relations extérieures

     

    (RDC_15) RFI – 18/7

     

    Une délégation de l'opposition de la RDC a été reçue, ce lundi 18 juillet, au Quai d’Orsay. Les représentants du rassemblement issu du Conclave de Bruxelles sont venus plaider leur cause à la direction Afrique du ministère, deux semaines seulement avant le grand meeting de l'opposition prévu à Kinshasa, le 31 juillet. La délégation était présidée par Etienne Tshisekedi, opposant historique et président de l'UDPS. L’opposition est sortie confiante et affirme avoir été entendue.

     

    Etienne Tshisekedi est entré au Quai d'Orsay soutenu par son fils, Félix Tshisekedi. Il y est resté environ une heure. C'est la première sortie publique, à l'étranger, du président de l'UDPS depuis son installation à Bruxelles, il y a près de deux ans. Aujourd'hui, il présidait une délégation d'une dizaine de représentants des coalitions politiques présentes à Genval, le mois dernier. Parmi eux, Olivier Kamitatu, du G7, et Martin Fayulu, de la Dynamique de l'opposition. Cette fois-ci, Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle, était également présent.

     

    Reçus par la direction Afrique du ministère, les opposants congolais disent avoir abordé la situation politique en RDC ainsi que l'organisation du dialogue national. Ils ont une nouvelle fois exprimé leurs conditions pour aller au dialogue, à savoir la mise en œuvre officielle de la médiation élargie, le respect de la résolution 2277 du Conseil de sécurité des Nations unies et le départ du président Joseph Kabila, en décembre prochain.

     

    L'opposition assure avoir rencontré non seulement la direction Afrique du ministère des Affaires étrangères, mais aussi des représentants des Etats-Unis, de l'Union Européenne, de l'Allemagne et de la Belgique. Selon Freddy Matungulu, l'actuel modérateur de la Dynamique de l'opposition, qui a participé à la réunion, la délégation cherchait leur soutien. « Nous avons parlé de la disponibilité de cette communauté internationale à nous accompagner dans les efforts nous amenant prochainement à la préparation et à la tenue de l’élection présidentielle. Je pense qu’aujourd’hui, ce qui est important, c’est qu’il y a un certain nombre de pas nouveaux dans la bonne direction », a-t-il déclaré.

     

    Au terme de la réunion, les opposants se disaient confiants du soutien de la communauté internationale sans toutefois des garanties précises quant à la suite des évènements après le retour en RDC d'Etienne Tshisekedi, le président de l'UDPS. « Nous n’avons pas demandé des garanties pour le président. Le président rentre dans son pays après une période de convalescence, c’est tout. Regardez simplement ; observez la suite des choses ; vous verrez que nous ne sommes pas venus parler de la pluie et du beau temps », a expliqué Félix Tshisekedi, son fils, et cadre de son parti.

     

    Le Quai d'Orsay n'a, quant à lui, pas souhaité commenter cette rencontre.

     

    Lire aussi sous :

    http://www.jeuneafrique.com/342695/politique/rd-congo-tshisekedi-katumbi-alles-chercher-quai-dorsay/

     

    (RDC_16) Belga – 20/7

     

    La Chambre (belge) approuvera mercredi une proposition de résolution réclamant la tenue d'élections au Congo dans le respect de sa Constitution, en particulier en ce qui concerne les délais et la succession des mandats présidentiels, et évoquant de possibles sanctions.

     

    La résolution du parlement belge, fruit d'un travail commun entre la majorité et l'opposition, insiste sur le "respect des modalités et des dispositions de la Constitution congolaise, en particulier les dispositions relatives au nombre maximum de mandats présidentiels fixés et aux délais constitutionnels fixés pour la tenue d'élections".

     

    Le texte demande également au gouvernement de geler l'aide bilatérale directe au Congo si la date des élections prévue par la Constitution n'est pas respectée. Le parlement envisage des sanctions ciblées (interdictions d'entrée sur le territoire et gels d'avoirs) à l'encontre d'auteurs de violences et de violations des droits de l'homme, à l'image de ce qu'ont fait les Etats-Unis. Il demande au gouvernement de plaider pour de telles initiatives sur la scène européenne et internationale, sans exclure la Belgique puisqu'il est précisé, au terme d'un compromis entre majorité et opposition, que le gouvernement ne doit "pas hésiter instaurer lui-même de telles sanctions". Certains hauts responsables congolais ont des avoirs en Belgique, a fait remarquer le député Georges Dallemagne (cdH). "Ce sont des instruments que nous devons pouvoir utiliser. Il est sain que nous le disions haut et clair".

     

    La résolution demande encore que la contribution financière belge à l'organisation des élections soit libérée par tranche dont le paiement sera subordonné à la publication d'un calendrier électoral "réaliste" et d'un budget. Le parlement souhaite par ailleurs qu'un soutien logistique de la Défense belge à la tenue des élections soit envisagé dans un cadre européen ou onusien.

     

    La résolution a été précédée d'auditions au parlement. Le cas du Burundi voisin, qui a sombré dans la violence à la suite d'élections présidentielles, a poussé les parlementaires à élaborer un texte conséquent. "La situation qui prévaut au Burundi ne peut devenir la norme", a averti Stéphane Crusnière (PS).

     

    "Le Congo glisse dans une impasse politique. L'insatisfaction grandit dans l'opposition et dans la société civile, mais aussi auprès de la population. Le régime y répond en limitant de plus en plus souvent l'espace démocratique", a fait remarquer Els Van Hoof (CD&V).

     

    (RDC_17) AFP – 21/7

     

    Les Nations unies ont estimé jeudi que les avancées en matière de droits de l'Homme enregistrées par la RDC sont en "danger" si rien n'est fait pour apaiser "la tension [qui] monte" au fur et à mesure qu'approche la fin du mandat du président Joseph Kabila.

     

    "Les avancées importantes réalisées dans le domaine de lutte contre l'impunité des violences sexuelles reflètent des progrès plus larges réalisés en RDC" depuis la dernière décennie, a déclaré le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, lors d'une conférence de presse à Kinshasa. Parmi ces avancées, M. Ra'ad Al Hussein a également noté l'organisation de "deux élections présidentielles" en 2006 et 2011, remportées par M. Kabila.

     

    Les élections présidentielle et législatives de 2006 constituent les premiers scrutins tenus en RDC depuis l'indépendance du Congo en 1960, au sortir de deux guerres ayant ravagé le pays entre 1996 et 2003. "Il semble toutefois qu'aujourd'hui ces avancées puissent être en danger. Alors que des échéances électorales cruciales approchent, la tension monte", s'est-il inquiété au dernier jour d'une visite de quatre jours dans le pays.

     

    Le diplomate jordanien a regretté "de n'avoir pas avoir pu rencontrer" le chef de l'État à l'issue de cette visite qui l'a conduit dans les provinces troublées du Nord et Sud-Kivu avant l'étape finale de Kinshasa.

     

    M. Ra'ad Al Hussein s'est également dit "très préoccupé" par le "harcèlement croissant des représentants de la société civile et des journalistes, de la répression des voix qui s'opposent au gouvernement et des dispersions excessives et parfois mortelles de manifestations" alors que la RDC traverse une crise politique grave.

     

    Lire aussi sous :

    http://www.radiookapi.net/2016/07/21/actualite/societe/rdc-le-haut-commissaire-aux-droits-de-lhomme-appelle-la-responsabilite

     

    RWANDA

     

    Justice, Droits de l’homme…

     

    (RWA_1) BBC – 21/7

     

    L'ONG Human Rights Watch dénonce la poursuite, au Rwanda, de la politique d'arrestation arbitraire des enfants des rues, des personnes pauvres et des vendeurs à la sauvette. Ils sont placés dans des "centres de transit" où les conditions de détention sont "abusives", affirme cette organisation dans un rapport publié ce jeudi.

     

    On compte au Rwanda 28 centres de transit, où sont enfermées abusivement des personnes pauvres, selon Human Rights Watch. Des personnes pauvres, dont des enfants, sont détenues pendant des périodes prolongées, dans ces centres, affirme l'ONG.

     

    "Les détenus y manquent de nourriture, d'eau et de soins médicaux appropriés. Ils subissent des passages à tabac fréquents et sortent rarement des pièces sales et surpeuplées où ils sont confinés", soutient-elle.

     

    Le rapport intitulé "Rwanda: enfermer les pauvres" est le deuxième de Human Rights Watch concernant les centres de détention pour personnes pauvres dans ce pays. Le premier rapport avait appelé à la fermeture du centre de Gikondo, dans la capitale, Kigali, mais "de nouvelles recherches indiquent que les autorités ont apporté peu de changements", selon HRW.

     

    L'ONG affirme que "des traitements dégradants similaires sont courants dans d'autres centres de transit".

     

    La raison officieuse de l'enferment de ces personnes serait, selon HRW, une volonté politique du Rwanda de dissimuler ces personnes "indésirables".

     

    En réponse à la publication du premier rapport de HRW, les autorités rwandaises avaient nié les manquements aux droits de l'homme dans ces centres et parle de "politique de rééducation plutôt que d'incarcération" qui porterait ses fruits selon le gouvernement rwandais.

     

     

     

     

     

     

     

     

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